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  • Le visage de l'Amérique change, et il est de plus en plus "queer".

    Selon la dernière enquête du prestigieux institut Gallup, un record historique vient d’être franchi : 9 % des adultes américains s’identifient désormais comme membres de la communauté LGBTQ+. Une progression fulgurante quand on sait que ce chiffre ne dépassait pas 3,5 % en 2012.

    Un fossé générationnel sans précédent
    Ce n'est pas un simple frémissement, mais une véritable lame de fond portée par la jeunesse. Chez la Génération Z (nés entre 1997 et 2006), les chiffres donnent le tournis : 28,5 % d'entre eux s'identifient comme LGBTQ+. À titre de comparaison, ce taux chute à 12,4 % chez les Millennials et à moins de 2 % pour la génération des "baby-boomers". « La visibilité n’est plus une exception, elle devient la norme pour les jeunes Américains », analyse l'association Stop Homophobie, qui relaie ces données.

    La bisexualité en tête de file
    L'étude précise que l'identité la plus représentée au sein de la communauté est la bisexualité, qui concerne plus de la moitié des adultes LGBTQ+ interrogés.

    Répartition des identifications :

    Bisexuels : 57,3 %
    Gays : 18,1 %
    Lesbiennes : 15,1 %
    Transgenres : 11,8 %
    Cette évolution témoigne d'une acceptation sociale croissante, malgré un climat politique parfois tendu. Pour les experts, cette tendance devrait s'accentuer à mesure que les plus jeunes segments de la population atteignent l'âge adulte.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • 𝗜𝗺𝗮𝗴𝗶𝗻𝗲𝘇 𝘂𝗻 𝘀𝘁𝘂𝗱𝗶𝗼 𝗿𝗮𝗱𝗶𝗼 𝗲𝗻 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰, 𝗮𝗺𝗲́𝗻𝗮𝗴𝗲́ 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘂𝗻 𝘀𝗮𝗹𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱-𝗺𝗲̀𝗿𝗲, 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗮𝘂𝘁𝗲𝘂𝗶𝗹𝘀, 𝘀𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗻𝗮𝗽𝗲́𝘀, 𝘀𝗲𝘀 𝗴𝘂𝗲́𝗿𝗶𝗱𝗼𝗻𝘀, 𝘀𝗮 𝗹𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗱𝘀.
    Samedi 28 février (17h-1h), arrivez quand vous voulez, repartez quand vous voulez, la nuit de radio et son studio éphémère vous accueillent à toute heure.
    Installez-vous confortablement, fermez les yeux si vous voulez, et écoutez.
Diffusion de documentaires sonores, table ronde et interventions artistiques autour de la thématique des luttes LGBTQIA+.
    𝗕𝘂𝘃𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝘂𝗿 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲. 𝗧𝗲𝗻𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗮𝗰𝗰𝗲𝘀𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗼𝗿𝘁 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲́𝘀 : 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗮𝘁, 𝗼𝗿𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿, 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗱, 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝘀𝗲𝘀… Emission en public diffusée sur Beaub’FM. La Mégisserie, 14 avenue Léontine Viguerie, 87200 Saint-Junien.

    Programme complet ici.

    Bruno De
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  • Dans un vote qui fera date, le Parlement européen a adopté le 12 février 2026. une résolution majeure pour la « pleine reconnaissance des femmes trans en tant que femmes ».

    Approuvé par 340 voix pour, 141 contre et 68 abstentions, ce texte fixe la position de l’Union européenne pour la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70).

    Un impératif de justice et de sécurité

    L’enjeu dépasse la simple sémantique. Les eurodéputés soulignent que cette reconnaissance est une condition sine qua non pour l’efficacité des politiques d’égalité. « L’inclusion des femmes trans est essentielle à toute politique de lutte contre les violences », précise la résolution. Le texte appelle notamment à garantir leur accès aux services de protection, tels que les centres d’hébergement pour victimes de violences conjugales.

    Des voix fortes pour l'égalité

    L'association STOP homophobie salue un « signal politique fort » dans un contexte de montée des discours transphobes. Pour les défenseurs des droits humains, ce vote valide une vision inclusive du féminisme. « Le talent se trouve partout, mais pas les opportunités. Changeons les règles du jeu. L'égalité, c'est maintenant », a rappelé Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement.

    Portée et limites

    Bien que cette résolution soit non contraignante juridiquement pour les États membres, elle oriente la stratégie diplomatique de l’UE à l’international. Elle marque une fracture nette avec les groupes conservateurs et d’extrême droite, qui se sont opposés au texte. En inscrivant l'identité de genre au cœur de l'agenda de l'ONU, le Parlement européen rappelle que les droits des femmes ne peuvent être sélectifs.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Longtemps perçu comme un simple facteur de dépendance ou de cirrhose, l’alcool s’impose aujourd’hui comme un perturbateur majeur du système immunitaire. En perturbant les cellules de défense, il affaiblit les barrières naturelles de l’organisme. Ce déséquilibre s’explique par le stress oxydatif, une réaction chimique endommageant les membranes cellulaires et favorisant une inflammation chronique. Résultat : les infections, notamment respiratoires, deviennent plus fréquentes et plus graves, tandis que la réponse vaccinale perd en efficacité.
    L’alcool dérègle aussi l’immunité adaptative, chargée de produire les anticorps. Les lymphocytes T et B, essentiels à cette mémoire immunitaire, voient leur nombre et leur fonctionnement altérés. Certaines maladies, comme la grippe, la tuberculose ou l’hépatite C, s’en trouvent aggravées.
    Enfin, la recherche révèle un mécanisme encore méconnu : l’alcool stimule la production de vésicules extracellulaires, de minuscules messagers entre cellules qui propagent les signaux inflammatoires. Ces découvertes renforcent la vigilance médicale : toute consommation excessive doit être prise en compte dans le suivi des patients fragiles.

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  • Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.
    Cependant, ils ont épuisé toutes les options : l'adoption prend trop de temps et la coparentalité est un vrai casse-tête.
    Alors, ils décident de se tourner vers la solution ultime : une mère porteuse. Clara est leur dernier espoir ! Mais comment être sûr de choisir la candidate parfaite ?
    Rien de plus simple : une période d'essai s'impose ! Mais voilà que débarque Catherine, la mère de Gabriel, qui ne sait pas que son fils préfère les garçons... Et c'est là que les ennuis commencent.

    Tous les mardis et mercredis à 19h30 du 20 janvier au 29 avril 2026 à  l'Apollo théâtre (18 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris).

    Auteur(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier
    Artiste(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier, Astrid Gallo, Maxime Peyron, Karine Martin, Alexandre Alsina, Emilie Favre-Bertin, Antoine Cottet, Salomé Hénon, Myriam Allais
    Mise en scène : Nicolas Huan, Jérémy Boutier.

     

    Bruno De
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  • Le tribunal d’Oslo a condamné vendredi 16 janvier, Arfan Bhatti, 48 ans, à trente ans de réclusion pour complicité d’acte terroriste.

    Cet islamiste norvégien était reconnu coupable d’avoir orchestré, depuis le Pakistan, la fusillade homophobe survenue dans la capitale norvégienne en juin 2022.

    Revenons sur les faits : dans la nuit du 25 juin, à la veille de la Marche des fiertés, son complice Zaniar Matapour ouvrait le feu devant le London Pub, bar emblématique de la communauté LGBTQIA+. L’attaque avait fait deux morts et neuf blessés. Matapour, Norvégien d’origine iranienne purge, lui aussi une peine de trente ans pour meurtre et terrorisme aggravé.

    L’enquête a établi que Bhatti, figure connue de la mouvance islamiste, avait incité Matapour à agir et diffusé sur Facebook, quelques jours avant l’attentat, l’image d’un drapeau arc-en-ciel en flammes. Extradé du Pakistan en 2024, il a nié tout lien avec les faits et annoncé son intention de faire appel. Les experts psychiatriques ont diagnostiqué un trouble de la personnalité à traits psychopathiques, sans altérer sa responsabilité pénale. Ce verdict met un terme à une affaire qui a profondément marqué la Norvège. Un rapport indépendant avait conclu qu’une meilleure exploitation des signaux d’alerte aurait pu empêcher la tuerie.

    Le gouvernement a salué la décision et promis un renforcement de la sécurité lors des événements LGBT+. Les associations, elles, oscillent entre soulagement et prudence, rappelant que la lutte contre la haine homophobe et la radicalisation reste plus que jamais nécessaire. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Face à la montée alarmante des souches résistantes, la gonorrhée, infection sexuellement transmissible due à Neisseria gonorrhoeae, le traitement contre la gonorrhée retrouve un espoir thérapeutique. Deux nouveaux antibiotiques oraux viennent d’être validés par la FDA pour traiter la gonorrhée devenue un casse‑tête sanitaire : le zoliflodacin, développé par la GARDP (Le Partenariat mondial pour la recherche et le développement d'antibiotiques, ndr ) et Innoviva, et le gepotidacin, conçu par GSK. « C’est une étape majeure pour endiguer une crise mondiale », résume Science et Vie. Le premier, administré en une seule dose, a guéri 90,9% des cas lors d’essais internationaux publiés dans The Lancet. « Le zoliflodacin n’est destiné qu’à traiter la gonorrhée, ce qui réduit le risque de résistance croisée », explique le Dr Manica Balasegaram, directeur exécutif du GARDP. 
    Le deuxième, efficace dans 92,6% des infections, agit par un mécanisme inédit. En effet, il interfère avec deux enzymes bactériennes simultanément. Cette double action rend l’émergence de résistances beaucoup plus difficile. Alors que les cas ont explosé, multipliés par six dans certains pays depuis 2022, ces traitements marquent une avancée décisive pour éviter qu’une « super‑gonorrhée » ne devienne incurable.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Certains patients porteurs du VIH parviennent, sans traitement, à contrôler naturellement le virus. Ces « contrôleurs d’élite », moins de 1% des personnes infectées, fascinent les chercheurs. C’est dans leur système immunitaire que vient d’être découvert un anticorps hors norme, baptisé 04_A06, qui pourrait bien bouleverser la lutte contre le VIH, explique le site VIH.org.

    Parmi 831 anticorps produits à partir des cellules B de ces patients, le 04_A06 s’est distingué par une efficacité spectaculaire : il neutralise 98,5% des 332 souches testées à travers le monde. Cet anticorps agit sur une zone clé du virus, le site de liaison au CD4, essentiel à son entrée dans les cellules T humaines. Fait inédit, sa structure comporte une insertion ultra-longue d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une région jusque-là inaccessible et hautement conservée du VIH — un véritable talon d’Achille viral.
    Résultat : une puissance inédite, y compris face à des souches résistantes aux meilleurs anticorps connus, et une efficacité prolongée chez la souris. Optimisé sous la forme 04_A06LS, il pourrait offrir, selon des simulations, une protection préventive supérieure à 93 % après une seule injection. Promesse encore à confirmer cliniquement, mais déjà un espoir majeur vers un futur sans traitement quotidien.

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  • Fermé depuis 2023, le mythique Palace (IXe arrondissement de Paris) rouvrira ses portes fin 2026 après un an de rénovation, a révélé Le Parisien. Son nouveau propriétaire, Mickael Chetrit, souhaite « recréer l’ADN du Palace à l’époque où il accueillait des concerts ». Donc vous l’aurez compris, pas de renaissance du club mythique des nuits parisiennes des années 80 mais une salle de spectacles pouvant accueillir 1400 personnes. Ce producteur de 42 ans, déjà à la tête du Palais des Glaces, vise une réouverture en octobre 2026. Pour la décoration, il s’est entouré du designer Jacques Garcia, fidèle du lieu dans les années 1980, promettant « de l’exubérance ». « C’est un nom connu dans le monde entier », souligne Chetrit, décidant de redonner vie à cette salle iconique où se sont produits Prince, Gainsbourg ou Grace Jones. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pas de trêve hivernale pour les homophobes. Les drapeaux qui ornaient la devanture du Centre LGBTI+ de Lyon ont été arrachés dans la nuit de vendredi à samedi dernier et la devanture a été légèrement dégradée, a-t-on appris auprès d’Aymeric Martin, le co-président du Centre.  « Cela fait deux ans que nous sommes la cible d’arrachages répétés », soupire ce dernier, avant de préciser : « cela nous agace et nous fait perdre du temps. Nous n’avons pas réussi pour le moment à identifier les personnes qui peuvent faire ça ». Une épreuve d’autant plus pénible qu’elle survient quinze jours après un cambriolage, qui a priori n’a rien de particulièrement homophobe. Le militant doit aller déposer plainte dans la semaine et espère que la caméra installée dans la rue a pu filmer les auteurs.

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