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  • Le théâtre Clavel accueille encore pour quelques dates l’incontournable pièce Le Frigo du dramaturge argentin Copi, mise en scène par Nathalie Juvet avec Jérôme Léger. 

    L’univers surréaliste de l'auteur traverse lentement la membrane du temps et résonne aujourd'hui avec une humanité désespérée et une ironie mordante. Son œuvre phare, Le Frigo, qui explore la profonde faille entre la vie et la mort, se déploie comme un drapeau agité sur un champ de bataille où s'entrelacent rires et larmes.

    La pièce présente L, personnage central et emblématique, dont l’errance intérieure est exacerbée par l’arrivée d’un frigo, accessoire aussi banal que inquiétant, devenu le symbole d'un ultime repos avant la mort. Dans cette métaphore froide et sans vie, se joue la dernière danse entre l’amour, la solitude et la mort, où chaque personnage appelé par L évoque non seulement son passé tumultueux, mais aussi un parcours migrant entre réalité et fantasmagorie. Prisonnier de ses pulsions, L mène une lutte schizophrénique qui fait écho aux tragédies de son temps.

    Le sida, cette maladie étiquetée de « cancer gay » par une société ignare et homophobe, flotte dans l'air comme une menace omniprésente. Copi nous invite alors à réfléchir sur cette quête de liberté, sur les abîmes de la solitude, sur l’approche de la mort, mais également sur la résilience des âmes vivantes. Son message est intemporel : même si les mères restent abusives et que la solitude s’enracine, il nous rappelle que l’essence humaine demeure dans la capacité à rire, même au bord du gouffre. Une invitation à affronter l’inéluctable sans jamais renoncer à l’audace, au décalage et à la petite mort, celle de l’oubli. 
    Le Frigo de Copi au Théâtre Clavel, les 16, 23 et 30 octobre 2024 à 21h.
    Infos ici.

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  • Saioa, Camille et Maïwenn recherchent toutes les bonnes volontés pour créer une émission de « culture queer, la culture avec un grand C : art, culture, littératures, sciences, actualité, sports, etc. » Monteur.euse, créateur.rice sonore, mais aussi chroniqueur.euses, l’envie vaut autant que l’expérience.
    On peut les contacter via : radioculturequeer@gmail.com ou instagram.com/qulture_radio.

    Bruno De
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  • Une circulaire de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), mise en circulation en juillet, suscite des inquiétudes chez les futurs parents ayant recours à la GPA à l’étranger, puisque la pratique est interdite en France. Ces derniers craignent que ce texte complique leurs démarches administratives. Dans un communiqué daté du 13 septembre, l'association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens (APGL) a annoncé avoir saisi le Conseil d'État pour contester cette circulaire du 11 juillet. L'association dénonce une « atteinte grave aux droits fondamentaux des enfants » et une « volonté de discriminer les enfants nés de GPA », comme le rapporte La Voix du Nord.

    L'APGL rappelle aussi les obligations juridiques que les CPAM doivent respecter concernant les prestations sociales pour les enfants issus de GPA. Elle critique l'exigence d'un certificat de nationalité française et d'un passeport pour l'affiliation à la Sécurité sociale, des documents dont l'obtention peut prendre des mois. De plus, elle s'oppose à la nouvelle règle qui limite l'indemnisation du congé de paternité à un seul parent, alors que certaines caisses en accordaient à deux. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Revenues sur le devant de la scène, en grande partie grâce à Drag Race, les drag queens se déclinent à toutes les sauces, telles des produits dérivés. Après le bingo drag, le drag quiz le lip sync battle, voici le drag catch ! Ce n’est pas une plaisanterie, mais bien le premier show de catch proposé par la première drag queen catcheuse de France, Jazze Parry.
    Drag Attack Wrestling s'associe avec l'association Paris Lutte dans le cadre des 25 ans de l’association le 19 octobre au Virage. Insolite !
    Le Virage, 26 rue Hélène et François Miron, 75017 Paris.

    Bruno De
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  • La nouvelle direction de ce cabaret transformiste mythique des nuits parisiennes avait dû mettre la clé sous la porte en juillet dernier. Nous venons d’apprendre que le comédien Gad Elmaleh a remporté le fonds de commerce en liquidation judiciaire. Cependant, il n’a pas racheté la marque Chez Michou. Catherine Catty-Jacquart, la nièce de Michou, se réjouit de la nouvelle : « on aurait été malheureux que le lieu devienne autre chose qu’un cabaret. Ça ne s’appellera plus Chez Michou, mais Gad va en faire un très bel endroit. C’est une très bonne chose de tourner la page, en prenant un virage. »
    Si le lieu reste une salle de spectacle, on ne sait pas encore pour l’instant ce qu’il en adviendra. Alors on peut se mettre à rêver de voir sur scène la célèbre Chouchou, incarnée par l’humoriste sur grand écran. Ce serait un joli pied de nez…

    Bruno De
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  • Trois personnes, mineures au moment des faits, ont été condamnées pour des faits de violence en réunion, avec circonstances aggravantes à caractère homophobe. Par deux fois, ils ont tendu un guet-apens à leurs victimes, via une application de rencontre. Identifiés grâce à la vidéosurveillance urbaine et à leur ADN, ils ont été reconnus coupables et connaîtront leur peine en avril 2025. L’une des victimes a souhaité quitter l’île, déclarant : « je n'ai jamais caché mon homosexualité. Mais ici, j'ai le sentiment qu'il faut le faire. »

    Bruno De
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  • Une affaire exceptionnelle a été jugée au tribunal d’Amiens : un père et une mère ont été condamnés pour avoir insulté de manière répétée leur fils adolescent, désormais majeur. On épargnera au lecteur les violences verbales et physiques subies par Lucas lorsque ses parents ont appris son homosexualité, tant elles semblent d’une époque révolue. Et pourtant nous sommes bien en 2024 !

    Que l’exception devienne règle, trop de victimes d’homophobie se taisent, subissent, avec des séquelles psychologiques parfois irréversibles.En l’occurence, les parents ont été condamnés à de la prison avec sursis probatoire, une obligation de soin et l’indemnisation de la victime, qui s’est enfuie du domicile familial à sa majorité.

    Bruno De
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  • Rares sont ses événements publics où les personnalités politiques de premier plan montrent de l’intérêt pour la scène fetiche gay. C’est le cas de Madame Catherine Trautmann, Maire de Strasbourg qui était présente au rendez-vous organisé en étroite concertation avec le collectif Fetish Social Strasbourg, le vendredi 20 septembre 2024 autour de la vie et les combats du dessinateur finlandais Tom of Finland dans le cadre des Bibliothèques idéales de Strasbourg.

    Un moment certes festif, mais avant tout instructif et militant. A quand un tel engagement de la part d’autres figures politiques pour défendre le milieu fetiche à Paris et dans les autres villes de France ? Merci Madame Trautmann de votre soutien indéfectible.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Marseille: Le Centre LGBTQIA+ a besoin de vous !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’association a pris un très bon départ l’année dernière. Il faut dire que cette structure a répondu a de nombreuses attentes communautaires. Pour l’aider à continuer, adhérez ! Le montant est libre. 
    Et surtout, comme toutes les bonnes volontés sont bonne à prendre, n’hésitez pas à proposer un peu de votre temps, de vos connaissances et de votre énergie…
    Adhésion ici.
    Agenda du Centre ici.

    Bruno De
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  • Insensé. Le samedi 21 septembre 2024, Paul, 17 ans, s’est fait lyncher à Mazamet dans le Tarn. La raison est simple : il est homosexuel. Le quotidien régional La Dépêche du Midi relate dans ses pages au lendemain de cette agression, le calvaire du jeune homme passé à tabac. Cet après-midi, il le passe avec Emma, une de ses amies. Ils croisent une fille, « vague connaissance » qui s’enquiert de savoir s’ils sont en couple. Paul dit non et argumente en expliquant qu’il « aime les garçons ». 
    La réponse va provoquer ce déferlement de violence. La fille appelle « des cousins » selon le récit du journal et une dizaine de jeunes gens de 13 à 20 ans s’en prennent à Paul. Sa meilleure amie qui s’interpose va prendre aussi des coups. L’intervention d’un trentenaire va faire fuir les assaillants. Ils se réfugient dans la gare de la ville. La police les prend en charge et les emmène au commissariat. Mais la pression continue. Des membres du groupe les ont suivis. Trois filles et un garçon sont mis en garde à vue. Mais ça ne s’arrête pas pour autant puisque lorsque Emma et Paul sont conduits aux urgence de l’hôpital de Castres, une femme issue de l’une des familles des agresseurs pénètre dans l’établissement médical et approche Emma pour lui poser des questions et leur préparer un comité d’accueil. L’équipe médicale alertée prévient la police pour sécuriser les lieux. Depuis une enquête a été ouverte et les élus comme les habitants de la ville se sont réunis samedi 28 septembre pour soutenir les victimes et dire « non » à l’homophobie.

    Bruno De, Julien Claudé-Pénégry
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