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  • La présentation haute en couleurs des nouvelles reines qui seront sur le podium de la 3e édition de Drag Race France nous a donné un avant-gout de cette success story.  « On ne changera pas l’essence de ce qui fait le succès de cette émission mais il y aura de nombreuses surprises et beaucoup de nouveautés », a promis Nicolas Missoffe, producteur de l’émission pour Endemol qui sera diffusée avant l’été. La date officielle de lancement n’a pas été communiquée en raison d’une grille des programmes qui s’annonce chargée en événements notamment sportifs avec les directs des Jeux Olympique de Paris à couvrir. Mais rassurez-vous, vous retrouverez Nicky Doll chaque vendredi soir à 19 h sur France.tv et en deuxième partie de soirée, sur France 2.

    Crédit photo : Nathalie Guyon

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  • Pour célébrer les ans qu’elle n’aura jamais eu, Mathilde Charbonneaux rend hommage à LA Maillan avec Madame M. Véritable tornade du théâtre de boulevard et de la comédie au cinéma, on la retrouve ici aussi dans une certaine intimité. Attention, ce seule en scène ne fait pas dans l’imitation, mais plutôt dans l’évocation tendrement drôle d’une petite grande dame de la scène, qui, disait-on de source à peu près sûre (!), n’était pas insensible aux charmes saphiques.

    Madame M., de et avec Mathilde Charbonneaux, jusqu’au 21 juin à la Scala, 13 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

    Infos ici.

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  • Le 23 mai paraît Icônes drag, le premier livre de Jean Ranobrac, photographe connu et reconnu de l’univers drag. Ses clichés sont des bulles de liberté qui vous font voyager dans des mondes imaginaires. Politique et esthétique, artistique et ludique, bienvenue pour une virée détonante.

    Depuis 2015, Jean Ranobrac balade sa silhouette longiligne, appareil photo à la main au cœur de la nuit pour capturer l’univers du drag.  De son regard naît des instants précieux, des univers visuels, des personnalités se révèlent. Portraitiste, il décèle dans ces modèles des traits uniques, il les sublime. Avec Icônes Drag, son premier ouvrage, il livre sa vision d’un monde ultra graphique, où tout est maîtrisé, réfléchi, agencé de manière à construire des personnages hauts en couleurs, exubérants et glamour. Avec un traitement unique de l’image basée notamment sur des mises en scènes qui sont de véritables shows, il décline une palette de teintes aussi audacieuses que les choix de décors qu’il y associe. Joueur dans l’âme, créatif de génie, chaque détail a son importance dans ses compositions. 

    Un art protéiforme

    Côté texte, seule la préface de Daphné Burki expose sans fard son amour des drag Queens et explique que « le drag c’est l’art de l’immédiat ». Derrière des heures de préparations, tout se joue en quelques instants. Voilà pourquoi Jean Ranobrac explique l’absence de discours dans Icônes Drag : « le choix de ne pas agrémenter le livre de texte permet aux images de mieux s'épanouir, en effet c'est un livre photo et je n'ai pas l'intention d'éduquer qui que ce soit : le but est de rendre hommage et d'émerveiller par cet art dont l'existence n'est pas une question. »

    Dans cet écrin d’élégance et d’inventivité, plus que des portraits, ce sont les reines de la galaxie du drag qui sont célébrées. Au fil du temps, celui qui s’est créé ses photographies léchées, soignées, pop et pimpantes, une signature sans pareil nous fait découvrir ses muses. Elles l’inspirent autant qu’elles lui font confiance pour qu’il fasse de chaque cliché d’elles, une œuvre d’art. Tiggy Thorn, Mami Watta, Nicky Doll, Kam Hugh, Soa de Muse, Arsen X, Elips, Moon, Paloma ou encore Cookie Kunty, autant de noms qui se sont prêter au jeu en posant pour lui. 

    Ouvrage intemporel

    Il en ressort 128 pages de sublimes photos tout à tour sensuelles, romantiques, fantasques, érotiques. Jean Ranobrac fige un instant, un rendu, une impression, des émotions, la beauté qui se dégage de ces icônes des temps modernes. Il aime déconstruire les codes hétéronormatifs, explorer la diversité de nos réalités, piquer au vif, surprendre. Cet hommage est autant celui du parcours d’un passionné de toutes ces créatures qui, sous son objectif, laissent apparaître leurs forces et leurs faiblesses, leurs luttes et leurs espoirs, que l’expression d’un militantisme assumé. Comme il l’explique, il immortalise l’essence à la fois « audacieuse, indomptable et incroyablement réélle » du mouvement drag et les individualités sensibles et captivantes qui s’en détachent.

     Icônes drag, de Jean Ranobrac, éditions Hoëbeke. 25€, 128 pages.

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  • Fou ou folle ?

    Tous les mercredis au théâtre de l'Essaïon à Paris, dans le Marais, jusqu'au 26 juin, Laurent Viel interprète L'Homme Femme.

    Après avoir chanté Brel et Barbara, il nous invite à un voyage émouvant en 14 morceaux qui parlent de son cheminement dans la vie. Ce tour de chant très personnel aborde des moments qui ont été constitutifs de la personne qu’il est aujourd’hui. Son enfance, sa sexualité, ses amours, il en fait un terreau fertile et touchant pour une quête autour de son identité et de son genre. Sa voix profonde donne à ces textes une teinte encore plus touchante. C'est du grand art que cette performance de Laurent Viel. Il met en exergue le parcours commun de nombre de personnes LGBTQIAP+ en quête de soi. Et avec magie et quelques pointes d’humour, une bonne dose de frissons et des larmes au fond des yeux, il offre un moment déchirant sur ce que cela signifie être homosexuel aujourd’hui en 2024.

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  • Après la chambre haute l’année dernière, le Sénat mexicain a adopté un texte de loi condamnant à 2 à 6 ans de prison et une lourde amende toute personne se livrant à ce type de pratique. La chambre basse décrit la thérapie de conversion comme une pratique ayant incité à la violation des droits de l’Homme de la communauté LGBTQI+.

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  • Héritage de la colonisation anglaise, La Dominique a mis un terme à une discrimination en dépénalisant l'homosexualité, le 22 avril. La Haute Cour du pays a jugé inconstitution-nelle l'interdiction de l’homosexualité qui était criminalisée et qui pouvait amener à une peine de prison allant jusqu’à 10 ans. 

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  • Dis maman,...

    Single Mother, de et avec Muriel Habrard donne le tournis ! Celui que tout parent connaît parfaitement lorsque l’on s’occupe d’un enfant. Entre les lessives, les devoirs, les sorties, les baby-sitters à trouver fissa, la vie est une tornade permanente. Encore plus lorsque la mère est seule à élever sa fille et que celle-ci pose des questions pour comprendre pourquoi il manque quelqu’un à la maison. Là, la situation se complique autant pour l’une que pour l’autre. Que répondre ? C’est le cas de Maman Muriel qui se livre à nous avec poésie car c’est magique tout de même de s’occuper de son enfant, mais non sans humour quand la situation nous échappe et que des idées d’abandon notamment viennent frapper à la porte de votre caboche. C’est sans compter sur la notion de couple au féminin qui vient s’inviter dans cette tournoyante mise en scène. Là on l’on voudrait appuyer sur pause le temps de souffler, rien n’y fait. Délicieux et tonitruant, Single Mother titille nos limites, gratte là où ça fait mal et réveille en nous nos instincts les plus grégaires. Une heure de bonheur intense qui vous emporte avec brio. Derrière cette aventure, c’est aussi une équipe exclusivement féminine qui s’est attelée à faire résonner comme une évidence les affres de toutes familles monoparentales

    Infos ici.

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  • Guéret: Creuse : appel aux dons d’illustrations

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’association LGBTQIA+ a trouvé une façon originale de lever des fonds pour ses soutenir ses activités, mais aussi pour l’organisation de la Marche du 8 juin : mettre en vente des illustrations originales à prix libre.

    L’idée serait d’avoir des illustrations en rapport avec les thématiques LGBTQIA+, encore mieux en lien avec le thème de la Pride de Guéret (« les invisibilisations » le 8 juin). Si le projet vous parle et que vous souhaitez faire don d’une œuvre : lgbtqiacreuse@protonmail.com ou facebook.com/lgbtqiacreuse.

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  • Depuis 2010, le festival de Cannes présente la Queer Palm, une récompense qui trai-te des thématiques LGBTQIAP+. A l’occa-
    sion de cette nouvelle édition qui se tiendra du 14 au 25 mai, nous en savons plus sur la composition du Jury qui aura pour mission de décerner le prix au meilleur film LGBTQI+. Le président du Jury sera le réalisateur belge LuKas Dhont, multirécompensé au festival de Cannes 2015 avec son premier film Girl (notamment Caméra d’or et Queer Palm), puis en 2022 avec Close (Grand Prix). Il aura à ses côtés pour l’épauler dans ce choix majeur pour la visibilité de la communauté, la réalisatrice et actrice française Sophie Letourneur, l’acteur, réalisateur et drag queen, premier gagnant de Drag Race France, Hugo Bardin aka Paloma, la réalisatrice de les bonnes Manières, Juliana Rojas et enfin la journaliste britannico-palestinien Jad Salfiti. Un casting très tapis rouge et des plus éclectique pour un prix qui doit en être tout autant ! 

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