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Articles | Brèves
  • Paul Morrissey, cinéaste emblématique de la scène underground new-yorkaise et proche d'Andy Warhol, est décédé à 86 ans, comme l'a annoncé son archiviste Michael Chaiken. Morrissey, hospitalisé à New York, est mort le 28 octobre 2024 des suites d'une pneumonie.

    Après un parcours littéraire à l’université de Fordham, Morrissey fait chavirer le cinéma dans les années 1960 avec des films audacieux qui exposent les vies de marginaux, de travailleurs du sexe et de toxicomanes. Sa rencontre décisive en 1965 avec Warhol lui permet de réaliser l’innovant Chelsea girls, puis la fameuse trilogie underground Flesh, Trash et Heat, dont les violences sexuelles et les thématiques provocatrices mar-quent les esprits. Morrissey a aussi travaillé avec le groupe mythique The Velvet Underground sur leur premier album. Après avoir régné sur le cinéma expérimental des années 70, il s'est retiré à la fin des années 80, déçu par l'évolution du septième art. Le musée Andy Warhol a exprimé sa profonde tristesse à l'annonce de son décès. 

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  • Reprise jusqu’en mars 2025 à la Scala de Paris de Premier sexe ou la grosse arnaque de la virilité, de et avec Michaël Délis. « La vérité est un gros mot » entend-on de la voix de cette mère qui assène à son bambin, désireux d’aller au pot, une succession de maux sur une masculinité toxique. Mais comment construire cette image d’homme lorsque l’on vous l’impose ? 
    En sept tableaux, Michaël Délis prend corps dans ses femmes qui l’on bâti, ses camarades de classe, son psy, ses exs et futur.e.s pour interroger ce genre que l’on dit être le sexe fort. Il déballe tout ce qui lui a permis de remettre en cause la doxa pour repenser son être, sa place dans la société. 
    Doux et cruel, névrotique et poignant, incontestablement vif et poétique, Michaël Délis parcourt les confins de cette virilité outrancière de son enfance à l’âge adulte pour s’émanciper et s’en défaire. Et faire du mâle qu’il est, un être intègre sans outre mesure.  
    Infos : https://lascala-paris.fr

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Voilà un festival éclectique : du 18 au 30 novembre, 12 jours dédiés à la création permettant de rendre visibles les thématiques lgbtqia+, 6 spectacles vivants (théâtre, cabaret, marionnettes et danse), 6 projections de films et série, une nuit Liberté (DJ set et performances drag) et une soirée Nomad’ Dancefloor. Derrière le terme intrigant de « queer », il y a la volonté d’aborder la question des sexualités à travers le prisme de la création artistique et de parler librement d’identités, d’orientations, de genres et des systèmes normatifs qui les contraignent souvent. Les Ouvreurs poursuivent également leur travail de sensibilisation et de prévention des discriminations lgbtqiaphobes. 
    Ils proposent durant le festival des médiations auprès de publics scolaires.
    Programme complet et lieux ici.

    Bruno De
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  • Sortez vos cahiers et surtout vos trousses à maquillages, talons et perruques. Brandon et Etienne viennent de créer la compagnie Pink & Blue. Ils proposent des ateliers de théâtre, de stand up et de drag. Le harcèlement, les identités de genre, l’orientation sexuelle ou encore les handicaps invisibles sont les thèmes que le binôme souhaite porter à la scène. 80€ par trimestre.
    instagram.com/p/DAtinHEMVE7

    Bruno De
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  • Le petit frère lyonnais de la version parisienne a ouvert ses portes début novembre. Fruit d’un an de travail et de préparation, la boutique Lucky Records a pour ambition, comme sa grande soeur parisienne, d’être la plus exhaustive possible pour les fans de Madonna, Mylène Farmer, Taylor Swift, Michael Jackson, The Weeknd, Britney Spears, Harry Styles ou encore Billie Eilish, mais aussi des révélations comme Sabrina Carpenter et Chappell Roan. Et elle ne se limite pas à la pop : rock, électro, R&B, rap, country, jazz… Toutes les musiques y auront leur place.
    Ouvert de 12h à 19h du jeudi au dimanche. 6 quai de la Pêcherie, 69001 Lyon.

    Bruno De
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  • La première exposition LGBT+ en plein air de l’île aurait pu se passer d’une telle publicité : 9 œuvres célébrant l’amour et la diversité ont été dégradées en marge d’une manifestation contre la vie chère à Fort-de-France. Les autorités locales ainsi que l’association organisatrice ont porté plainte. Kap Caraïbe dénonce un « climat de haine et d’intolérance » au sein de la société martiniquaise.

    Bruno De
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  • On ne manque pas d’humour quand on est LGBTQIAP+, qu’on se le dise. Là où des cathos intégristes le 7 octobre dernier ont organisé une prière de rue homophobe pour «réparer le mélange de blasphème, de satanisme et d’idéologie LGBT» de la cérémonie d’ouverture des JO, le collectif militant Inverti·e·s a organisé le jeudi 31 octobre une grande cérémonie de ré-homosexualisation de la passerelle Debilly ! Baptisée opération Dionysos, et pour se moquer de la perception de ces croyants qui y ont  vu la Cène de Jésus insultée, nous étions tou.te.x.s invité.e.x.s à venir costumés pour parader et redonner des couleurs de la vie, de la diversité sur ce pont qui fut le théâtre de toutes les perversités.  
    La centaine de participant.e.x.s s’est donnée rdv à 18 h aux fontaines du palais de Tokyo pour une procession « cul-tuelle » vers le lieu du crime. Défilé, paillettes, revendications, pancartes et remise de l’Eglise de tous les amours, de tous les genres et de toutes les identités a été remise au centre du petit village parisien.  Bénédiction, Jésus et ses nombreux apôtres étaient même de la partie, toujours preneurs de bons moments. Voilà la passerelle Debilly délivrée du mal bien que le rassemblement ait été vite stoppé par la police. N’empêche que les membres d’Inverti·e·s précisent que si les catholiques reviennent prier en réponse à notre action, iels préviennent qu’eux aussi seront de retour avec « un rassemblement encore plus grand et autorisé cette fois-ci ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Génération Out a été créée pour rompre l’isolement des jeunes LGBTQIA+ (18-30 ans) et leurs allié.e.s.  En effet, le Var a réellement besoin de structures communautaires et surtout de soutien, face à un environnement politique parfois « hostile ».
    Pour adhérer (montant libre) : helloasso.com/associations/generation-out

    Bruno De
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  • L'Assemblée nationale pourrait bientôt débattre d'un sujet sensible : le changement de genre à l'état civil. Les groupes de gauche, réunis sous le Nouveau Front Populaire, préparent une proposition de loi visant à simplifier ces démarches administratives, qui ont été suspendues suite à la dissolution précipitée de l'Assemblée.

    La proposition s'inscrit dans le cadre d'une lutte continue, soutenue par diverses associations, pour déjudiciariser le processus de changement de genre, jugé long et complexe. Les personnes transgenres sont actuellement tenues de prouver leur identité devant un tribunal, une exigence que l'association Toutes des Femmes juge "stressante" et discriminatoire. En signe de protestation, cette association a pris l'initiative d'envoyer de fausses convocations à des députés, y compris Gabriel Attal, pour illustrer l'absurdité de la situation.

    Maud Royer, présidente de l'association, a souligné la montée des attaques contre les personnes trans et a précisé que la procédure actuelle ne fait qu'aggraver les discriminations. Dans le but de sensibiliser, une campagne intitulée "Juge pas mon genre" a recueilli près de 40 000 signatures, témoignant du soutien massif en faveur de cette réforme.

    Avec des figures politiques engagées comme Andy Kerbrat et Danièle Obono, l'Assemblée pourrait s'apprêter à marquer une étape significative dans la reconnaissance des droits des personnes trans en France. Alors que le débat promet d'être intense, la société semble prête pour un changement tant attendu.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Double mauvaise nouvelle : la fermeture de deux établissements queer alsaciens. La baisse de fréquentation aura eu raison du So Crazy et du Z Bar. Pourtant, ils représentaient des espace festifs et d’expression militante pour de nombreux groupes et associations. On ne le répètera jamais assez : la première façon de militer est simple : soutenir nos lieux queer en les fréquentant !

    Bruno De
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