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  • Tracks, l’émission d’Arte qui décortique les dessous de la culture pop s’intéresse aux représentations du nu masculin dans l’art. Fort du constat que les nus féminins sont grandement majoritaires dans l’histoire de l’art, les corps masculins sont surtout représentés dans des postures d’action ou de souffrance, pour incarner des valeurs morales et viriles plutôt que pour s’offrir au désir du spectateur. Célia Laborie a rencontré plusieurs artistes et curatrices qui questionnent ces représentations en érotisant le corps masculin dans leur travail. On plonge dans le vif du sujet avec un duo explosif qui redistribue d’emblée les cartes, le photographe Marc Martin et le modèle Mathis Chevalier.

    A l’occasion d’un shooting, les protagonistes du livre Tomber des nu(e)s, nous font entrer dans l’intimité qui se tisse entre deux hommes et donnent une nouvelle lecture de l’image de l’homme, au-delà des convenances, des genres et des orientations sexuelles. Les fondatrices du projet photographique Lusted Men — ouvrage à paraître en novembre 2024 aux éditions Hoëbeke — ont quant à elles fait un appel aux dons.

    Durant 5 ans, elles ont reçu des centaines de clichés. Elles ont récolté plus de 700 photos d’hommes qui dans leur hétérogénéité lèvent le voile sur tout un pan peu visible de l’imagerie masculine, l’érotisme. Enfin le peintre iranien Alireza Shojaian, qui a quitté son pays pour pouvoir continuer de créer des hommes sans avoir à craindre les représailles d’un pouvoir liberticide, raconte son parcours.

    Ici en France, il laisse exprimer ces envies, et œuvre pour s’exprimer un autre versant de la création iranienne à travers son travail. L’approche du corps masculin dans son plus simple appareil s’affranchit aujourd’hui de l’académisme, des stéréotypes et des diktats pour se réinventer de fond en comble et offrir ainsi un nouveau regard sur les hommes où le désir est assumé et visibilisé.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les meurtres de personnes transgenres sont désormais passibles d'une peine pouvant aller de 35 à 70 ans de prison à Mexico City. Les changements, promus par le parti Morena au pouvoir, ont été adoptés par 45 voix contre une, a indiqué l'assemblée législative de la capitale sur la plateforme de médias sociaux X.

    La « loi Paola Buenrostro », en mémoire d'une femme trans assassinée, condamne le meurtre de personnes transgenres en raison de leur sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Alors que le Canada est réputé pour être l’un des pays pionniers au monde en termes de droits LGBT, de diversité et d’inclusivité, il « vit un « changement important » avec un « déclin marqué » du soutien de la population à la communauté LGBT+ » comme le confirme Sanyam Sethi d’Ipsos Canada dans les pages de notre confrère La Presse. En effet, « seuls 49 % des Canadiens appuient le fait que les personnes LGBT+ parlent ouvertement de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre quand ils étaient 61 % en 2021 ».

    Des chiffres qui s’expliquent par une porosité des discours haineux en provenance des Etats-Unis voisins et d’une parole décomplexée tenu par les partis conservateurs sur le web qui tournent en boucle et influencent les masses et certaines provinces comme l’Alberta, le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan qui souhaitent durcir les lois « concernant les jeunes transgenres en interdisant notamment les chirurgies de transition chez les mineurs ». Dans le même temps, les mots s’accompagnent de comportements de plus en plus violents. 

    A l’image du guet-apens dans lequel deux hommes sont tombés début août en Estrie. Ils auraient été agressés à Sherbrooke à la suite d'une rencontre faite sur la plateforme de rencontre Grindr, comme le rapporte Radio-Canada.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ce ressortissant mexicano-britannique a pu enfin quitter le pays libre, après 6 mois de détention arbitraire suite à un piège tendu par la police Qatari sur Grindr.

    Parodie de procès, la justice du pays avait prétexté la détention de drogue pour l’incarcérer. Grâce à la mobilisation d’ONG. « Ce qui m'est arrivé pourrait arriver à n'importe qui », prévient-il. Il convient donc de rester très prudent dans ces pays où l’homosexualité est condamnée.

    Bruno De
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  • Le pays serait en train de réfléchir à une proposition de loi pour punir l’homosexualité de 10 ans de prison. Si la plus lourde peine est réservée aux adultes, les enfants sont aussi la cible de cette proposition discriminatoire puisque à partir de 10 ans, ils seront emprisonnés 3 ans et ceux qui ont entre 16 et 18 ans le seront pendant 6 ans. Cette démarche en vue de réprimer au plus haut de l’état l’homosexualité, semble suivre la voie empruntée par des nombreux autres pays africains.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Afin de donner le plus large éventail d’égalité à ses concitoyens, le gouvernement allemand propose d’intégrer l’orientation sexuelle à sa Constitution. Jusqu’à présent, les discriminations basées sur le genre, la race ou la religion sont interdites par la Loi fondamentale de 1949.

    Les LGBT se verraient offrir par cette proposition une protection supplémentaire et ainsi cela comblerait une lacune juridique importante. Mais il semblerait que des divisions sur le sujet animent les bancs des partis politiques. Affaire à suivre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
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  • Dans ce bar niçois, en plus de profiter de DJ sets, on peut aussi se cultiver grâce à des expos temporaires. Jusqu’au 7 novembre, la photographe Amandine André expose ses œuvres urbaines, réalisées au gré de ses voyages.

    RamDam, 3 rue Lascaris,  06300 Nice.

    Bruno De
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  • Emboîtant le pas à sa voisine hongroise, ce pays de l’ex bloc soviétique interdit désormais toute « propagande LGBT » à l’école. Le 7 août, le parlement a adopté a la quasi unanimité une loi rendant illégal au sein des écoles, le fait d'encourager cette « orientation sexuelle non traditionnelle ». Dès lors, pas simple d’exposer la réalité en cours d’éducation sexuelle. Pire : ce texte rend difficile la lutte contre le harcèlement scolaire que subissent les jeunes LGBTQIA+

    D’éventuelles sanctions de l’Union européenne, dont le pays fait partie, pourraient-elles faire changer de direction ? On en doute, vu le peu d’actes concrets qui ont suivi la promulgation d’une loi similaire en Hongrie.

    Bruno De
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  • Face à la montée de la LGBTphobie en Bulgarie, l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara demande à la Commission européenne de prendre des mesures pour répondre aux dernières lois lgbtphobes en vigueur dans ce pays membre de l’Union Européenne. Dans le giron d’Orban, le président hongrois, les autorités bulgares viennent en effet d’interdire la propagande LGBTQIA+. Ce qui a pour objectif de cibler et stigmatiser la communauté et d’entraîner un climat de peur. Alors que de nombreux autres pays s’inquiètent de ces prises de positions, espérons que son appel se fera entendre et que des sanctions pourront être prises au plus vite.

    Julien Claudé-Pénégry
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