Podium, le chœur gay de variété, participe à sa manière aux Jeux Olympiques en proposant OlympeX Double Je(ux), une comédie choralo-musicale olympique et Lé-Gen-Daire, les 14 et 15 juin. Grâce au label L’Olympiade Culturelle qu’il a accordé à la formation musicale, ce spectacle s’intègre parfaitement dans la programmation artistique et culturelle pluridisciplinaire qui se déploie de la fin de l’édition des Jeux précédents jusqu’à la fin des Jeux Paralympiques.
L’objectif est de porter les valeurs communes aux arts et aux sports comme l’excellence, l’inclusion, la diversité culturelle, l’universalisme. Ainsi pendant 1h30, les spectateurs plongeront dans l’histoire de Benjamin et Gabriel favoris pour la finale d’aviron… Mais, Gabriel, qui cache son homosexualité dans un environnement sportif toujours homophobe, va subir un horrible chantage ! Benjamin décide de demander de l’aide à Gérard, son père avocat, avec qui il entretient des relations difficiles. Celui-ci a quitté femme et enfant, il y a une dizaine d’années, pour vivre avec Salvador à Barcelone. Ce que Benjamin ne sait pas, c’est que Gérard est aujourd’hui Olympe à la scène et directrice de l’Olympe X, une école de drag-queens ! Benjamin ignore aussi que son père finance en cachette, depuis plusieurs années, sa carrière et son rêve olympique. Quand Salvador découvre qu’Olympe a été jusqu’à hypothéquer l’école, c’est la rupture !
Pétaradant, incongrue, inclusif, barré en un mot. Le show fera la part belle aux voix qui reprendront les tubes incontournables de Juliette Armanet, Queen, Hoshi, Bilal Hassani, Zazie, Jenifer, Dua Lipa, Pierre de Maere, Vanessa Paradis…. Un grand moment de rire, de burlesque mais surtout de talents bruts que Podium a toujours su porter jusqu’au firmament.
OlympeX, Double Je(ux), les 14 et 15 juin 2024 au MPPA Saint germain 75006 Paris.

La présentation haute en couleurs des nouvelles reines qui seront sur le podium de la 3e édition de Drag Race France nous a donné un avant-gout de cette success story. « On ne changera pas l’essence de ce qui fait le succès de cette émission mais il y aura de nombreuses surprises et beaucoup de nouveautés », a promis Nicolas Missoffe, producteur de l’émission pour Endemol qui sera diffusée avant l’été. La date officielle de lancement n’a pas été communiquée en raison d’une grille des programmes qui s’annonce chargée en événements notamment sportifs avec les directs des Jeux Olympique de Paris à couvrir. Mais rassurez-vous, vous retrouverez Nicky Doll chaque vendredi soir à 19 h sur France.tv et en deuxième partie de soirée, sur France 2.
Pour célébrer les ans qu’elle n’aura jamais eu, Mathilde Charbonneaux rend hommage à LA Maillan avec Madame M. Véritable tornade du théâtre de boulevard et de la comédie au cinéma, on la retrouve ici aussi dans une certaine intimité. Attention, ce seule en scène ne fait pas dans l’imitation, mais plutôt dans l’évocation tendrement drôle d’une petite grande dame de la scène, qui, disait-on de source à peu près sûre (!), n’était pas insensible aux charmes saphiques.


Avec la sortie le 17 mai de Baise platine, second album de Sébastien Delage, le chanteur-auteur-compositeur construit un concept autant organique qu’orgasmique. Un titre évocateur qui se fait ode à l’Amour et la sexualité gay dans sa beauté et sa pluralité. Sans tabou, ni retenue, il fouille, explore, dissèque et rend compte de ces plaisirs charnels qui l’obsèdent. Dans la continuité de Chanson de Baise du premier opus Rien compris, il passe au tamis les questionnements sociétaux sur l’intimité. Le désir brut et cru s’exprime sous toutes ses formes. Des relations amoureuses au polyamour, du consentement au chemsex en passant par le sexe libre, ces textes ciselés, ces images fiévreuses, ces rythmes saccadés donnent à l’ensemble une envie d’y retourner encore et encore, de se faire du bien, de profiter, de partager des moments de purs plaisirs.
Le 19 mai sera diffusé sur Netflix, Close, Grand Prix 2022 du Festival de Cannes. Ce film magistral du réalisateur belge Lukas Dhont met en scène la relation ultra fusionnelle de deux adolescents Léo et Rémi qui glisse vers le mélodrame.
On se souvient de Florence Foresti et de son 
Quel beau nom pour cette première compilation du label Warriorrecors. C’est un florilège aux couleurs du rainbow flag que cet album entièrement curatée par Rebeka Warrior, elle-même. Au menu, 15 morceaux originaux imaginés par 15 artistes provenant d’horizon multiples et toustes issues de la scène queer. L’occasion de se laisser emporter par un flow qui va vous booster. C’est enivrant, punchy et diablement bon. L’occasion aussi de retrouver toute l’ambiance de cet opus au plus près de chez vous avec le RainboWarriors Tour qui fera escale le 1er juin à la Laiterie de Strasbourg, le 7 au Warehouse de Nantes, le 22 au Slalom de Lille ou encore le 23 juin au Large Festival de Marseille. 
Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.