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  • Ce bar-cabaret ferme définitivement ses portes le 2 juin, après 10 ans de bons et loyaux services et surtout des drag shows tous les week-ends. On peut encore y courir du 31 mai au 2 juin pour 3 ultimes spectacles, toujours sans chichi et dans la bonne humeur. 9 rue Halévy.

    Bruno De
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  • Les 10 candidates sont dans les starting blocks pour le troisième opus de Drag Race. Du 31 mai au 20 juillet, on va en prendre plein la vue pour l’élection de la reine 2024. L’émission est toujours présentée par Nicky Doll, avec Daphné Bürki et Kiddy Smile. Des guests émailleront les émissions, diffusées à partir de 19h chaque vendredi sur france.tv et à 22h55 sur France 2.
    Qui de Afrodite Amour, Edeha Noire, Le Filip, Leona Winter, Lula Strega, Magnetica, Misty Phoenix, Norma Bell, Perseo et Ruby On The Nail remportera le concours ?
    Histoire de s’ambiancer, de nombreuses viewing parties sont organisées en France entière.
    Pour les trouver, rien de plus simple : https://www.strobomag.com/fr/agenda et tapez dans les filtres « Drag Race ».
    Petit bonus parisien : Lolla Wesh fait sa mauvaise chaque mardi Chez Olympe (37 rue Hoche, Pantin) avec sa contre viewing party, histoire de shader un peu…

    Bruno De
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  • Podium, le chœur gay de variété, participe à sa manière aux Jeux Olympiques en proposant OlympeX Double Je(ux), une comédie choralo-musicale olympique et Lé-Gen-Daire, les 14 et 15 juin.  Grâce au label L’Olympiade Culturelle qu’il a accordé à la formation musicale, ce spectacle s’intègre parfaitement dans la programmation artistique et culturelle pluridisciplinaire qui se déploie de la fin de l’édition des Jeux précédents jusqu’à la fin des Jeux Paralympiques.

    L’objectif est de porter les valeurs communes aux arts et aux sports comme l’excellence, l’inclusion, la diversité culturelle, l’universalisme. Ainsi pendant 1h30, les spectateurs plongeront dans l’histoire de Benjamin et Gabriel favoris pour la finale d’aviron… Mais, Gabriel, qui cache son homosexualité dans un environnement sportif toujours homophobe, va subir un horrible chantage ! Benjamin décide de demander de l’aide à Gérard, son père avocat, avec qui il entretient des relations difficiles. Celui-ci a quitté femme et enfant, il y a une dizaine d’années, pour vivre avec Salvador à Barcelone. Ce que Benjamin ne sait pas, c’est que Gérard est aujourd’hui Olympe à la scène et directrice de l’Olympe X, une école de drag-queens ! Benjamin ignore aussi que son père finance en cachette, depuis plusieurs années, sa carrière et son rêve olympique. Quand Salvador découvre qu’Olympe a été jusqu’à hypothéquer l’école, c’est la rupture !

    Pétaradant, incongrue, inclusif, barré en un mot. Le show fera la part belle aux voix qui reprendront les tubes incontournables de Juliette Armanet, Queen, Hoshi, Bilal Hassani, Zazie, Jenifer, Dua Lipa, Pierre de Maere, Vanessa Paradis…. Un grand moment de rire, de burlesque mais surtout de talents bruts que Podium a toujours su porter jusqu’au firmament.

    OlympeX, Double Je(ux), les 14 et 15 juin 2024 au MPPA Saint germain 75006 Paris.

    Infos : https://olympe-x.podiumparis.fr/?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La présentation haute en couleurs des nouvelles reines qui seront sur le podium de la 3e édition de Drag Race France nous a donné un avant-gout de cette success story.  « On ne changera pas l’essence de ce qui fait le succès de cette émission mais il y aura de nombreuses surprises et beaucoup de nouveautés », a promis Nicolas Missoffe, producteur de l’émission pour Endemol qui sera diffusée avant l’été. La date officielle de lancement n’a pas été communiquée en raison d’une grille des programmes qui s’annonce chargée en événements notamment sportifs avec les directs des Jeux Olympique de Paris à couvrir. Mais rassurez-vous, vous retrouverez Nicky Doll chaque vendredi soir à 19 h sur France.tv et en deuxième partie de soirée, sur France 2.

    Crédit photo : Nathalie Guyon

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  • Pour célébrer les ans qu’elle n’aura jamais eu, Mathilde Charbonneaux rend hommage à LA Maillan avec Madame M. Véritable tornade du théâtre de boulevard et de la comédie au cinéma, on la retrouve ici aussi dans une certaine intimité. Attention, ce seule en scène ne fait pas dans l’imitation, mais plutôt dans l’évocation tendrement drôle d’une petite grande dame de la scène, qui, disait-on de source à peu près sûre (!), n’était pas insensible aux charmes saphiques.

    Madame M., de et avec Mathilde Charbonneaux, jusqu’au 21 juin à la Scala, 13 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

    Infos ici.

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  • Le 23 mai paraît Icônes drag, le premier livre de Jean Ranobrac, photographe connu et reconnu de l’univers drag. Ses clichés sont des bulles de liberté qui vous font voyager dans des mondes imaginaires. Politique et esthétique, artistique et ludique, bienvenue pour une virée détonante.

    Depuis 2015, Jean Ranobrac balade sa silhouette longiligne, appareil photo à la main au cœur de la nuit pour capturer l’univers du drag.  De son regard naît des instants précieux, des univers visuels, des personnalités se révèlent. Portraitiste, il décèle dans ces modèles des traits uniques, il les sublime. Avec Icônes Drag, son premier ouvrage, il livre sa vision d’un monde ultra graphique, où tout est maîtrisé, réfléchi, agencé de manière à construire des personnages hauts en couleurs, exubérants et glamour. Avec un traitement unique de l’image basée notamment sur des mises en scènes qui sont de véritables shows, il décline une palette de teintes aussi audacieuses que les choix de décors qu’il y associe. Joueur dans l’âme, créatif de génie, chaque détail a son importance dans ses compositions. 

    Un art protéiforme

    Côté texte, seule la préface de Daphné Burki expose sans fard son amour des drag Queens et explique que « le drag c’est l’art de l’immédiat ». Derrière des heures de préparations, tout se joue en quelques instants. Voilà pourquoi Jean Ranobrac explique l’absence de discours dans Icônes Drag : « le choix de ne pas agrémenter le livre de texte permet aux images de mieux s'épanouir, en effet c'est un livre photo et je n'ai pas l'intention d'éduquer qui que ce soit : le but est de rendre hommage et d'émerveiller par cet art dont l'existence n'est pas une question. »

    Dans cet écrin d’élégance et d’inventivité, plus que des portraits, ce sont les reines de la galaxie du drag qui sont célébrées. Au fil du temps, celui qui s’est créé ses photographies léchées, soignées, pop et pimpantes, une signature sans pareil nous fait découvrir ses muses. Elles l’inspirent autant qu’elles lui font confiance pour qu’il fasse de chaque cliché d’elles, une œuvre d’art. Tiggy Thorn, Mami Watta, Nicky Doll, Kam Hugh, Soa de Muse, Arsen X, Elips, Moon, Paloma ou encore Cookie Kunty, autant de noms qui se sont prêter au jeu en posant pour lui. 

    Ouvrage intemporel

    Il en ressort 128 pages de sublimes photos tout à tour sensuelles, romantiques, fantasques, érotiques. Jean Ranobrac fige un instant, un rendu, une impression, des émotions, la beauté qui se dégage de ces icônes des temps modernes. Il aime déconstruire les codes hétéronormatifs, explorer la diversité de nos réalités, piquer au vif, surprendre. Cet hommage est autant celui du parcours d’un passionné de toutes ces créatures qui, sous son objectif, laissent apparaître leurs forces et leurs faiblesses, leurs luttes et leurs espoirs, que l’expression d’un militantisme assumé. Comme il l’explique, il immortalise l’essence à la fois « audacieuse, indomptable et incroyablement réélle » du mouvement drag et les individualités sensibles et captivantes qui s’en détachent.

     Icônes drag, de Jean Ranobrac, éditions Hoëbeke. 25€, 128 pages.

    Geypner
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  • Une association australienne a entrepris de rénover ce véhicule iconique de Priscilla, queen of the desert, film qui l’est tout autant pour la communauté LGBTQI. Le bus Hino Freighter de 1976 avait été laissé à l’abandon après le tournage. History Trust of South Australia cherche 2,2 millions de $ australiens (1,35 millions d’euros) pour l’intégrer dans une exposition immersive.

    https://shoutforgood.com/fundraisers/savethequeen

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  • L’application de rencontre pour la communauté LGBT la plus connue au monde aurait partagé le statut sérologique de ses utilisateurs avec des agences de publicité. Le propriétaire américain de l’application aurait permis l’accès aux informations privées des utilisateurs, en violation de la loi britannique rapporte The Guardian. Le cabinet d’avocats Austen Hays a déposé le lundi 22 avril une plainte devant la Haute Cour de Londres, affirmant que des milliers d’utilisateurs britanniques de Grindr ont vu leurs informations utilisées à mauvais escient. Jusqu’à présent, 670 personnes se sont portées partie civile et l’entreprise a déclaré que des « milliers » d’autres personnes avaient exprimé le souhait de se joindre à elle.

    Grindr avait annoncé qu’il cesserait de partager le statut VIH des utilisateurs avec des entreprises tierces en avril 2018 après qu’un rapport de chercheurs norvégiens a révélé le partage de données avec deux entreprises.

    En 2021, l’autorité norvégienne de protection des données a infligé à Grindr une amende de plus de 5,5 millions d’euros (10 % de son chiffre d’affaires mondial) pour avoir enfreint le règlement général sur la protection des données.

    Chaya Hanoomanjee, directrice générale d’Austen Hays, qui dirige la plainte, a déclaré : « nos clients ont éprouvé une grande détresse parce que leurs informations très sensibles et privées ont été partagées sans leur consentement. » Un porte-parole de Grindr a rétorqué : « nous nous engageons à protéger les données de nos utilisateurs et à nous conformer à toutes les réglementations applicables en matière de confidentialité des données, y compris au Royaume-Uni. » Affaire à suivre !

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  • L comme lesbienne

    Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.

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