
Les chiffres sont tombés et ils ne sont pas très réjouissants : la PrEP qui est pourtant l’un des outils les plus efficace et primordial dans la lutte contre le VIH n’est adoptée que par 59 326 personnes (au 30 juin 2024). C’est certes un peu plus de 6 500 personnes par rapport à 2023, mais la progression du déploiement de la PrEP sur le territoire français est trop lente pour avoir un impact significatif dans la lutte contre l’épidémie à VIH et atteindre l’objectif zéro contaminations en 2030. Ce chiffre concernant les nouvelles prescriptions baisse ainsi de 8% par rapport au nombre de prescriptions constatées fin juin 2023.
Quand on regarde les chiffres de plus près, on constate que ce sont désormais les médecins généralistes qui sont les premiers prescripteurs de la PrEP et que le profil des patients est en réalité assez proche de ceux qui ont ou ont eu accès à la PrEP à l’hôpital ou en Cegidd. Cela sous-entend que ce moyen de prévention ne se diffuse pas dans toutes les catégories de la population.
« En même temps » (comme dirait l’autre), plus on abime le réseau médical et sanitaire (en ne donnant pas les moyens financiers), plus on isole les gens de la prévention et plus on constate l’augmentation des pathologies. Logique. Lamentable mais logique.


Strobo vous fait deux propositions si vous voulez absolument sortir pour la Saint Sylvestre, sans toutefois vous ruiner :


Beaucoup de bars et restaurants font grimper l’addition pour le réveillon du 31. Afin de ménager nos portefeuilles, l’association Body Design organise une soirée au White Frog à un prix raisonnable : 29€ avec buffet, vin, champagne et DJ set. Mardi 31 décembre, 19h-4h, 15 rue des 4 Chapeaux, 69002 Lyon.


Santé publique France a publié le 26 novembre de nouveaux chiffres concernant l’épidémie de sida en France. On y apprend que plusieurs centaines de personnes sont diagnostiquées au stade sida chaque année en France : entre 2012 et 2023, le nombre de cas de sida observé est compris entre 800 et 900 cas par an en moyenne, avec un total estimé à 11 300 cas sur la totalité de la période. On y apprend aussi que 18% se savaient infectés mais n’avaient pas de traitement. Souvent, il s’agit de personnes nées à l'étranger qui sont arrivées en France sans accès aux soins appropriés entre la découverte de séropositivité au VIH et le développement du stade SIDA. Voilà de quoi répondre à ceux qui entendent supprimer l’Aide Médicale d’État (AME)…

