Thèmatiques
Articles | Brèves
  • La Commission européenne a donné son feu vert à la pétition d'Against Conversion Therapy (ACT), qui a recueilli plus d’un million de signatures contre les thérapies de conversion.

    Ce succès marque une étape clé vers leur interdiction dans l’ensemble des pays membres, avec une réponse attendue avant le 17 mai 2026, Journée mondiale contre l’homophobie. La validité de la pétition oblige l'institution à agir, après deux ans de collecte. L'association, soutenue par plusieurs eurodéputés, sera reçue mi-décembre par la commissaire à l’Égalité, pour témoigner des victimes.

    Si certains eurodéputés soutiennent cette démarche, la droite demeure réservée, arguant que cette question dépasse le cadre européen. La Commission, dans sa stratégie 2026-2030, envisage de prendre des mesures pour lutter contre ces pratiques, notamment via une étude sur leur fréquence et leur impact. Une avancée importante pour la protection des droits des personnes LGBTQI+.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Federico Bernardeschi, footballeur italien de Bologne, a bravé les pressions homophobes pour assumer sa liberté. Interrogé par BSMT, il raconte avoir porté une jupe à 20 ans dans les vestiaires de la Fiorentina, subissant des remarques et des articles discriminatoires. « Où était le problème ? Si j’aime une jupe,  je la porte », affirme-t-il. 
    Victime d’accusations d'être gay, il questionne : « et si je l’étais ? Quel est le problème ? Je serais fier ». Aujourd’hui, il encourage la tolérance et la liberté d’expression. Pour lui, l’opinion des autres ne doit pas obérer nos choix. « Chacun devrait être libre de faire ce qu’il veut », conclut Bernardeschi, rappelant que le respect doit primer dans le sport et la société. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Une initiative indépendante, en partenariat avec l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès, réunissant de nombreux acteurs au sein d'un comité d'experts vient de lancer un outil dont l’objectif est d’évaluer les programmes des différents candidats quant à l’inclusion, l’égalité et les mesures proposées. Concrètement, l’Index analysera programmes, prises de position publiques et communication numérique des candidat·e·s. Un questionnaire thématique complétera l’enquête, qui concernera les plus grandes villes françaises. Un comité de pilotage garantira l’indépendance de cette démarche, dont les résultats seront dévoilés en février 2026, quelques semaines avant le premier tour des municipale. 

    Bruno De
    Partager:

  • La BNF célèbre l’audace de Colette (1873-1954) avec une exposition emblématique du 23 septembre 2025 au 18 janvier 2026. Plus de 300 pièces, mêlant manuscrits, photographies, objets personnels et œuvres d’art, dévoilent l’univers pluriel d’une femme indépendante, libre et féministe souvent en avance sur son temps. À travers cinq sections thématiques, l’exposition met en lumière ses œuvres majeures, comme « La Naissance du jour », où elle explore l’amour et le passage du temps en revisitant ses lettres familiales, témoignant d’une écrivaine en quête de soi. 
    Colette, pionnière de l’autofiction, mêle fiction et vie réelle, créant des doubles littéraires reflet de ses doubles personnels, notamment sa bisexualité. Elle incarne une liberté rare pour une femme du XXe siècle, abordant aussi bien le féminisme, le désir, que la nature, souvent à contre-courant des normes. Son œuvre, traversée par ses collaborations artistiques et sa passion pour le cinéma et la scène, résonne encore d’une étonnante modernité. Figure emblématique, elle fut la deuxième femme à intégrer l’Académie Goncourt, et la première à recevoir des funérailles nationales, confirmant son rayonnement. Son parcours témoigne d’une œuvre audacieuse, entre contraintes sociales et liberté d’expression, qui continue d’inspirer.

    Infos : www.bnf.fr

    Légende : © Maurice Couture, Colette en faune
    © Photo : Bertrand Huet / BnF – Collection Frédéric Maget

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Quand la poésie se fait grivoise, quand elle sort de l’imaginaire d’écrivains gay du XIXe siècle qui célèbrent avec délice, malice et élégance la beauté de nos vies, de nos relations assumées, de nos espaces privés, de nos amours torrides, les Vilains Gaillards, le rdv poétique servi chez Olympe par Vincent Gaillard et Vincent Vilain est là pour leur prêter voix. Le 27 novembre à 20h30, laissez-vous porter par ces lectures tout en vers, en rimes et en alexendrins coquins pour un brin d’indécence consentie et de plaisirs partagés.
    Chez Olympe, 37 rue Hoche, 93500 Pantin.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Parce que la discrimination concerne aussi et (beaucoup) trop les personnes aux formes généreuses, cette initiative locale remet du baume au cœur :  ORC vous invite à lutter contre la grossophobie à travers des tables rondes sur le droit au plaisir des personnes grosses, une scène ouverte pluridisciplinaire par le collectif queer la Foudre prend racine, mais aussi des DJ sets.
    Rendez-vous les 28 & 29 novembre à la salle du Point du jour, 44 Rue Joseph Brunet, entrée gratuite.

    Infos : bordeaux-metropole.fr/agenda/festival-orc

    Bruno De
    Partager:

  • Les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître la diva ultime du cinéma et de la télévision française que fut LA Sapritch des années 70 à 90. De Marie Besnard aux nanards en passant par des pubs de légende (Jex Four) ou encore un strip tease mémorable dans la Folie des grandeurs, cette actrice touche à tout sortira de la naphtaline sur scène dans Allô Alice ?

    Entre humour, émotion et souvenirs convoquant de Funès, Cocteau, Juliette Gréco ou Salvador Dali, on (re)découvre la vie romanesque de cette comédienne au talent aussi burlesque que tragique, d’une incroyable modernité.

    Au théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle, Paris 6.

    https://www.theatredenesle.com/tribe-events/allo-alice-3/

     

    Bruno De
    Partager:

  • De 4 mois de prison avec sursis à 10 mois ferme, c’est ce dont ont écopés 4 hommes jugés pour harcèlement en ligne et menaces de violences à l’encontre de la DJ, après sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024. Ce déchaînement de haine sur les réseaux sociaux avaient déclenché chez elle une agoraphobie et du psoriasis. Les prévenus présents avaient tous reconnu avoir envoyé les messages, mais pas leur caractère menaçant ou harcelant.

    Lors de la lecture du jugement, la présidente du tribunal a souligné des « actes extrêmement graves » et des « violences numériques massives qui s'exercent plus volontiers qu'elles sont dématérialisées ».

    Bruno De
    Partager:

  • Voir clair avec Monique Wittig, création d’Adèle Haenel, mêle théâtre, musique et réflexion. Sur scène, Haenel, vêtue d’un costume gris, relit ses notes face à un tapis et un feu de bois, créant une atmosphère intime, à la frontière de la forêt. Son spectacle s’inspire de La Pensée straight (1992) de Monique Wittig, pionnière du féminisme matérialiste et du lesbianisme radical. La pièce, une veillée performée, invite à un cercle de paroles où s’entrelacent émotions et idées, dans un espace en marge du monde.

    Avec Caro Geryl en musique live, Haenel expose la pensée de Wittig, dénonçant la binarité homme/femme, la construction sociale de l’hétérosexualité, et prônant une abolition des catégories oppressives. Ce manifeste lesbien, engagé et introspectif, redonne sens à la lutte féministe, alliant radicalité et libération. Au fil de cette expérience, le public, averti ou curieux, devient acteur d’un autre futur, plus juste, flexible et inclusif. Un moment d’émotion et de réflexion, porteur d’un message féministe et politique fort, où la scène devient un espace de résistance.
    Voir claire avec Monique Wittig de et avec Adèle Haenel, les 24 et 25 novembre au Festiv.iel de la Croix Rousse (Lyon : les 4 et 5 février au CDN d’Orléans, le 11 avril 2026 au Festival Guerrières Mars-Mons Arts de la scène (Belgique).

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Lia Thomas, nageuse transgenre en vue, revendique son droit à concourir en affirmant que le traitement hormonal substitutif (THS) a modifié son corps, réduisant sa masse musculaire et éliminant tout avantage. 
    Après une transition médicale rigoureuse, elle souligne avoir surmonté une lutte personnelle profonde. Cependant, certains experts, dont un médecin de l’Institut Macdonald-Laurier, soulignent que des caractéristiques biologiques telles que la structure osseuse et la capacité cardiovasculaire restent influentes, pouvant donner un avantage par rapport aux nageuses cisgenres. Ce débat illustre la tension entre l’identité et la science, soulevant des questions cruciales sur l’équité, l’inclusion et l’intégrité dans le sport.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: