Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le ministre malaisien des Affaires religieuses, Zulkifli Hasan, a suscité l'indignation en liant orientation sexuelle et épuisement professionnel. Selon lui, les pressions au travail pourraient pousser certains hommes vers l'homosexualité, une affirmation dénuée de tout fondement scientifique. Interpellé sur la hausse des comportements dits « déviants », le ministre a déclaré : « le stress et la pression environnementale, notamment sur le lieu de travail, sont des facteurs contributifs ». Cette sortie intervient dans un pays où l'homosexualité reste criminalisée et passible de peines de prison. Les associations de défense des droits humains dénoncent une rhétorique « absurde » qui stigmatise davantage la communauté LGBTQ+ sous couvert de santé mentale quand la futilité du propos a généré un vent d’hilarité sur les réseaux sociaux.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Eric Dane, emporté par Charcot

    Saluons une dernière fois le défenseur sensible des invisibles queer qu’était l'acteur américain Eric Dane. Il s'est éteint à 53 ans, fauché par la maladie de Charcot qu'il combattait depuis son annonce en 2025. Sa famille a salué son « combat courageux », entouré de son épouse et ses filles. Icône du « Dr Glamour » Mark Sloan dans Grey's Anatomy, Dane excellait dans les nuances queer. Dans Euphoria, il incarnait Cal Jacobs, père refoulant son homosexualité, un rôle qu'il voulait « sincère » : « je suis conscient d'être un hétéro jouant un gay. La communauté m'a soutenu, je ne veux pas déformer l'important ». Déjà en 2010, dans Valentine's Day, il prêtait ses traits à un athlète osant son coming out : « je suis gay, et je vais jouer ! ». Sensible, engagé, Dane humanisait les luttes LGBT, laissant un legs fluide et profond. Hollywood pleure un acteur polyvalent, pilier des invisibles. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • C’est un bras de fer judiciaire sans précédent au sein de l'UE. Le parquet de Budapest a officiellement engagé des poursuites contre le maire libéral Gergely Karácsony pour avoir maintenu la Marche des fiertés le 28 juin 2025, malgré une interdiction policière. S'appuyant sur une loi de mars 2025 prohibant les manifestations promouvant l'homosexualité au nom de la « protection de l'enfance », la justice réclame une amende via une procédure sommaire. L'élu, qui a transformé le défilé en « événement municipal » pour contourner le veto, assume son acte de résistance culturelle. « Je suis passé de suspect fier à accusé fier. C’est le prix à payer pour défendre sa liberté », a réagi l'édile sur les réseaux sociaux. Alors que 300 000 personnes ont bravé l'interdiction l'été dernier, les ONG dénoncent une « attaque frontale » contre l’État de droit. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Paris: Bébé à tout prix

    Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.
    Cependant, ils ont épuisé toutes les options : l'adoption prend trop de temps et la coparentalité est un vrai casse-tête.
    Alors, ils décident de se tourner vers la solution ultime : une mère porteuse. Clara est leur dernier espoir ! Mais comment être sûr de choisir la candidate parfaite ?
    Rien de plus simple : une période d'essai s'impose ! Mais voilà que débarque Catherine, la mère de Gabriel, qui ne sait pas que son fils préfère les garçons... Et c'est là que les ennuis commencent.

    Tous les mardis et mercredis à 19h30 du 20 janvier au 29 avril 2026 à  l'Apollo théâtre (18 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris).

    Auteur(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier
    Artiste(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier, Astrid Gallo, Maxime Peyron, Karine Martin, Alexandre Alsina, Emilie Favre-Bertin, Antoine Cottet, Salomé Hénon, Myriam Allais
    Mise en scène : Nicolas Huan, Jérémy Boutier.

     

    Bruno De
    Partager:

  • Le Brésil conserve son sinistre titre de champion mondial de la violence LGBTphobe. Selon le rapport annuel du Grupo Gay da Bahia (GGB) publié le 18 janvier, le pays a enregistré 257 morts violentes en 2025, soit un décès toutes les 34h. Malgré une baisse de 12 % par rapport à 2024, le bilan reste effroyable : 204 homicides et 20 suicides ont été recensés. Les hommes gays (156 victimes) et les personnes trans (64 victimes) demeurent les cibles prioritaires.

    L'anthropologue Luiz Mott, fondateur du GGB, dénonce une « invisibilité statistique » persistante : « les chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg du sang et de la haine » en raison de l'absence de données officielles d'État. Face à cette « violence structurelle », les associations réclament d'urgence des politiques publiques de protection réelles.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Accusations d’homophobie

    Josh Cavallo, premier joueur pro de foot à avoir fait son coming-out en 2021, balance : « mon départ n’avait rien à voir avec le football » comme il le relate. Il quitte l’Adelaide United FC en décembre dernier, et pointe une homophobie latente. « L’homophobie m’a mis sur le banc », lâche-t-il au Parisien. Des remarques homophobes en interne, un vestiaire pesant : le joueur gay décrit un environnement toxique post-révélation. Stop Homophobie relaie : Cavallo dénonce un club qui l’aurait marginalisé. Malgré sa notoriété mondiale, il rejoint Macarthur FC, mais alerte sur le sport roi. « J’ai tout perdu à cause de ça », confie-t-il. Une enquête doit être diligentée. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Coup de projecteur sur un pan mythique de la musique électro française : Disney+ annonce « Une Histoire de la french touch », mini-série documentaire en trois épisodes, attendue en 2027. 
    Derrière ce projet, le réalisateur Thibaut de Longeville, à qui l’on doit la non moins exceptionnelle série consacrée à DJ Mehdi : Made in France  (disponible sur Arte). Celle-ci que l’on suppose dans la même veine, nous plongera dans la genèse des années 90-2000, de ce mouvement né à Versailles et qui a conquis le monde avec ses filtres disco, samples funky et beats house. 
    Au programme : Daft Punk, Cassius, Étienne de Crécy, Air, Modjo ou encore Alan Braxe et Pedro Winter (ex-manager Daft Punk, Ed Banger) témoigneront via archives inédites et interviews exclusives. Des clubs comme Le Palace, Rex ou Queen aux hits planétaires Around the world, Music sounds better with you), la série retracera comment ces amis ont révolutionné l'électro, imposant un son français global. L'occasion de (re)découvrir comment Paris est devenue capitale de l'électro. Prenez date, et rendez-vous en 2027 sur Disney+ pour un voyage unique.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Par trois fois depuis le début de l’année, le local de J’en suis j’y reste a été dégradé par des tags et des bris de vitres. La direction du centre ne peut pas confirmer qu’il s’agit d’attaques de l’extrême-droite : « ça reste un acte qui vise le centre, qu'il faut prendre au sérieux et qui n'est pas isolé du contexte actuel, mais nous ne pouvons l’affirmer ».

    Tandis qu’à Maubeuge, ce sont des inscriptions à caractère discriminant qui ont été découvertes sur la vitrine du centre LGBT+ le Fil : « white boy » et croix celtique (symbole de l’extrême-droite). « Nous avons l’habitude des insultes ; elles font malheureusement partie de notre quotidien. La différence, dans ce cas-ci, c’est qu’elles se concrétisent » a déclaré Richard Meunier, le président de l’association.

    Partager:

  • Un tag a été apposé sur une photo présentant deux hommes portant une pancarte « not married but willing to be » (« pas mariés mais souhaitant l’être »). L’inscription au marqueur noir « Lévitique 18:22 » fait référence à un verset de l’Ancien Testament : « tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». L’exposition à l’église protestante Saint Guillaume réunit 30 clichés d’hommes amoureux issus de la collection américaine de Hugh Nini et Neal Treadwell, pris entre 1850 et 1950, alors que l’homosexualité était encore un délit. L’acte a été dénoncé par l’organisateur de l’exposition, tandis que le pasteur de l’église a porté plainte. Ce dernier avait déjà reçu des menaces de mort en 2023.

    Bruno De
    Partager:

  • Le Kremlin intensifie sa répression. Le ministère russe de la Justice a officiellement classé ILGA World, la plus grande fédération mondiale de défense des droits LGBTQI+, comme « organisation indésirable ». Ce label infamant criminalise de fait toute coopération avec l'ONG pour les citoyens russes, sous peine de lourdes sanctions pénales. Julia Ehrt, directrice exécutive de l’organisation, dénonce un acte « cynique ». Elle affirme : « peu importe les efforts des gouvernements pour légiférer contre l’existence des personnes LGBTI, les mouvements resteront engagés et la solidarité vivante par-delà les frontières ».  

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: