
La justice brésilienne a rendu son verdict le 31 octobre 2024 dans l'affaire de l'assassinat de Marielle Franco, une élue noire et bisexuelle du conseil municipal de Rio de Janeiro, abattue en 2018. La juge Lucia Glioche a condamné deux anciens membres de la police militaire à des peines de 78 et 59 ans de prison pour ce double homicide.
Marielle Franco, âgée de 38 ans au moment de sa mort, était devenue une icône pour la gauche et la lutte contre la violence policière au Brésil. Son meurtre, survenu alors qu'elle rentrait chez elle avec son chauffeur, Anderson Gomes, avait choqué le pays et mis en lumière l’emprise du crime organisé à Rio. L'annonce du verdict a été accueillie par des larmes et des étreintes parmi les proches des victimes, dont sa sœur, Anielle Franco, actuelle ministre de l’Égalité raciale. « Parce qu'elle était une femme noire issue d'une favela, ses assassins ont pensé que son corps était jetable », a déclaré sa compagne, Monica Benicio. Les deux hommes condamnés, Ronnie Lessa et Elcio Queiroz, ont avoué avoir tiré sur la voiture de Franco. Leur peine effective sera cependant réduite grâce à un accord de plaider-coupable. Les autorités continuent d'enquêter sur les commanditaires du meurtre.
Les procureurs suspectent des liens avec des milices et des motifs financiers derrière cette violence politique. Le père de Marielle, Antonio Silva, a souligné qu'il restait encore des responsables à identifier. L'instruction se poursuit, et la quête de justice pour Marielle Franco et Anderson Gomes est loin d’être achevée.

Lundi 18 novembre de 18h à 21h30 au Tango Paris
Samedi 23 novembre à 13h20 au MK2 Beaubourg
Dimanche 24 novembre à 13h20 au MK2 Beaubourg
Dans son 1er rapport, Loïc Chave, responsable de l’Observatoire des vulnérabilités queers de la fondation Le Refuge, met en lumière la précarité croissante qui touche la communauté LGBTI+, qui se manifeste à travers des besoins vitaux non satisfaits, notamment en matière d'hébergement. 
L'England and Wales Cricket Board (ECB) a annoncé une décision controversée : à partir de 2025, les femmes transgenres ayant subi une puberté masculine ne pourront plus participer aux compétitions d’élite du cricket féminin, incluant The Hundred. Cette règle, visant à garantir l'équité, suit une mesure adoptée par l'International Cricket Council (ICC) en novembre 2023.
Vous avez bien lu. « Toute personne s’adonnant à cette pratique, en faisant sa promotion ou son apologie, sera poursuivie », a annoncé Mamadou Kassogue, le ministre de la Justice du Mali. Tout a changé jeudi 31 octobre. Alors que jusqu’à présent aucune sanction pénale n’était en vigueur contre l’homosexualité. Les militaires à la tête du pouvoir depuis 2020 viennent de faire des homosexuel.le.s des parias. Les peines encourues ne sont pas encore connues. 
Reprise jusqu’en mars 2025 à la Scala de Paris de Premier sexe ou la grosse arnaque de la virilité, de et avec Michaël Délis. « La vérité est un gros mot » entend-on de la voix de cette mère qui assène à son bambin, désireux d’aller au pot, une succession de maux sur une masculinité toxique. Mais comment construire cette image d’homme lorsque l’on vous l’impose ? 
Voilà un festival éclectique : du 18 au 30 novembre, 12 jours dédiés à la création permettant de rendre visibles les thématiques lgbtqia+, 6 spectacles vivants (théâtre, cabaret, marionnettes et danse), 6 projections de films et série, une nuit Liberté (DJ set et performances drag) et une soirée Nomad’ Dancefloor. Derrière le terme intrigant de « queer », il y a la volonté d’aborder la question des sexualités à travers le prisme de la création artistique et de parler librement d’identités, d’orientations, de genres et des systèmes normatifs qui les contraignent souvent. Les Ouvreurs poursuivent également leur travail de sensibilisation et de prévention des discriminations lgbtqiaphobes. 
En octobre dernier, Rome a été le théâtre d'une tragédie qui a choqué les jeunes et les utilisateurs des médias sociaux : Nicolò Fraticelli, un Tiktokeur de 21 ans, a mis fin à ses jours. Le jeune étudiant, connu pour ses vidéos sur la plateforme, avait récemment partagé son malaise et son sentiment de solitude avec ses abonnés, suscitant à la fois empathie et critique. Nicolò avait osé se montrer vulnérable en déclarant dans l'une de ses vidéos : « je suis une personne seule et triste, qui souffre beaucoup en ce moment. » Malgré sa franchise, son appel à l'aide a été accueilli par des accusations de « victimisation », des remarques qui, selon certains, ont pu peser lourdement sur son état mental. Des milliers de jeunes l'ont suivi et ont été touchés par sa confession, mais d'autres l'ont vigoureusement critiqué, aggravant son sentiment d'isolement.
Déjà plongé dans une crise humanitaire depuis 2023, un article richement documenté de Libération publié le 29 octobre nous apprend que la situation au Soudan n’a de cesse de se dégrader. Un rapport des missions onusiennes sur place relate que les paramilitaires de la FSR enchaînent les exactions allant des crimes de guerre aux crimes contre l’humanité. Car ce sont les populations qui sont les premières victimes de leur violence : actes de torture, viols généralisés sur des femmes comme des hommes et des enfants, esclavagisme sexuel et persécutions fondées sur l'appartenance ethnique et le genre sont le lot des personnes croisant leur chemin.
Depuis le 1er novembre, changer de genre en Allemagne est une formalité ultra simple. Déjà 15 000 personnes auraient déposé une demande selon le magazine Der Spiegel. Le gouvernement d’Olaf Scholz a adopté une loi qui permet sur simple déclaration à l’état civil de choisir entre féminin, masculin, divers ou « sans mention de genre ».