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  • Doctor Box : on est sûr ?

    Avez-vous entendu parler de Docteur Box, un service en ligne allemand qui propose des kits de prélèvement pour la santé sexuelle ? On pourrait se dire de prime abord que le jeu en vaut la chandelle quand on est un peu paresseux ou que l’on a peur de se confronter au regard d’autrui sur sa sexualité libre et plurielle.

    Ici on reste derrière son ordinateur, on commande via le site internet, on reçoit son nécessaire à domicile, on fait ses affaires, on expédie le tout, on reçoit les résultats. Entre-temps, l’attente du verdict, l’inquiétude. Et lorsque le résultat revient positif à une gonorrhée, des chlamydias, une syphilis, une hépatite ou le VIH, que doit-on faire ?? Se référer au blog ? Trop d’incertitudes à notre avis. 

    Quand on sait que la même panoplie de tests est gratuite et totalement anonyme dans les centres de santé sexuelle communautaire, les Cegidd, les laboratoires en France, vous n’avez qu’à franchir le pas et aller vous faire dépister au moindre doute, prise de risques ou par routine au moins tous les 3 mois. Vous serez accompagné par des médecins qui, lorsqu’une infection est détectée, prescrivent directement les traitements idoines pour y palier, vous donne le protocole à suivre pour éviter une contamination potentielle de vos amours d’un jour ou/et de toujours et vous assiste psychologiquement si le besoin s’en faire ressentir. Il serait vraiment bête de s’en priver d’autant que via ce système en ligne vous allez gaspiller des fortunes, patienter sans avoir un suivi médical dédié.
    Alors n’hésitez pas, privilégiez la voie du tout pris en charge de A à Z par des professionnels de la santé, dans des espaces consacrés, où bienveillance, respect et non jugement sont les règles d’or. La prévention n’a pas de prix, elle. 

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  • Un an après le départ fracassant de Joaquin Phoenix, lâchant le tournage cinq jours avant le clap de début, on croyait De Noche définitivement englouti par les limbes des projets maudits. Todd Haynes refusait pourtant d’enterrer cette romance queer aux accents de film noir, située dans un Los Angeles des années 1930 miné par la corruption et les tensions raciales.
    L’arrivée de Pedro Pascal dans le rôle principal fait plus que combler un vide : elle redonne une colonne vertébrale star à ce mélodrame noir, financé par MK2 Films et produit par Killer Films, qui repart enfin en tournage le mois prochain. Face à Danny Ramirez, professeur de pensionnat et jeune amant du détective désabusé qu’incarne Pascal, De Noche promet un face-à-face incandescent où le désir se frotte aux violences d’une époque étrangement familière à la nôtre. Pour Haynes, ce film se veut autant chronique d’un monde gangrené que témoignage du pouvoir de l’amour à survivre aux barrières les plus écrasantes : un programme que la nouvelle coqueluche d’Hollywood semble prête à porter sur ses épaules.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L'ancien international australien Andrew « AJ » Ogilvy, 37 ans, a révélé être gay lors d'un entretien émouvant avec Isaac Humphries, premier joueur actif de la NBL à s'être assumé en 2022. Retraité depuis 2022 après 218 matchs, Ogilvy a attendu la fin de carrière pour parler. « J'ai voyagé dans le monde et été payé pour jouer au basket, un privilège. Mais je n' ai pas vécu ma vie aussi authentiquement que je l'aurais pu », confie-t-il. Marié depuis 2024 à un partenaire rencontré en 2013 à Sydney, il évoque une « culture du silence » chez certains coéquipiers. Ce geste fort booste la visibilité LGBTQI+ dans le basket masculin, rare en coming-out public.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le maître de l'horreur camp et de la satire sociale, frappe à nouveau avec The Beauty, série événement disponible depuis le 21 janvier 2026 sur Disney+. Adaptée d'un comic de Jeremy Haun et Jason Hurley, elle dépeint un virus sexuellement transmissible rendant irrésistiblement beaux... avant une combustion interne fatale. Tournée entre Paris, Venise et New York, l'intrigue mêle FBI, top models, milliardaires et savants fous dans un cocktail explosif de body horror et critique du culte de l'apparence.
    Ce thriller SF ausculte notre obsession pour la perfection physique, marchandisation des corps et dérives technologiques, dans un style bling-bling gore typique de Murphy. Tout y est : les lumières stylisées, les corps fetishisés, le doux mélange de fascination et de dégoût. Côté casting, là aussi on roule dans les brancards avec Bella Hadid, Ashton Kutcher, Isabella Rossellini, Evan Peters. Si on s’arrête sur la photo, c’est une cascade de violence graphique flirtant avec une grosse dose d'exubérance et la bonne attention qui met un agent trans dans l'épisode 6, afin d’introduire comme il se doit une réflexion sur l’identité et la norme. 
    Il y en aura de quoi satisfaire les amateurs du genre et les adeptes du réalisateur, Succès ou fiasco ? Murphy excelle une fois de plus à provoquer : The Beauty dissèque vanité et jeunesse éternelle, rappelant Sida ou ARN synthétique, mais pêche par superficialité. À voir pour son audace viscérale. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En France comme en Europe, le changement de genre et de prénom se joue entre clarifications juridiques et bataille pour l’autodétermination. Une circulaire française du 8 janvier 2026 rappelle que ces démarches doivent être accessibles, rapides et respectueuses de l’intimité, et confirme leur démédicalisation totale : aucun traitement, certificat ou opération ne peut être exigé. Elle recadre aussi des pratiques illégales, comme l’exigence d’attestations médicales ou le jugement de la « cohérence » entre apparence et prénom, et rappelle que les agents ne doivent pas reproduire de stéréotypes de genre.

    Mais elle ne va pas jusqu’à la déjudiciarisation souhaitée par la Défenseure des droits. Au niveau européen, deux arrêts de la Cour de justice de l’UE (Mousse et Deldits) renforcent la possibilité de supprimer ou corriger la mention de genre, en faisant du RGPD un levier pour passer du contrôle des identités à la reconnaissance de la parole des personnes concernées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Quand la nuit devient manifeste

    Au cœur du centre d’art flottant le Quai de la Photo, la nuit pulse encore. Avec The Beat goes on !, cinquante ans de culture clubbing se déroulent entre éclats de stroboscopes et battements de liberté. Huit photographes venus des quatre coins du monde déroulent une fresque visuelle où la fête se révèle manifeste politique, récit collectif et quête intime.
    Des clichés noir et blanc de Bill Bernstein, témoins du disco new-yorkais et de son souffle émancipateur, aux images enfiévrées de Tatiana Prieto documentant la scène queer parisienne, chaque regard raconte la même urgence : danser pour exister. Sous les néons de Karel Chladek, les corps se fondent jusqu’à ne former qu’une seule vibration. Dans les friches de São Paulo, Alexandre Furcolin capte la fierté d’une jeunesse queer réinventant ses espaces.
    Ici, la musique devient langue universelle, les genres s’effacent, les hiérarchies fondent dans la sueur. Portée par une scénographie immersive et quatre playlists à scanner, l’exposition invite à plonger dans la transe, à ressentir cette fièvre collective où la nuit, loin d’être simple divertissement, demeure un acte de résistance et de renaissance.

    Jusqu'au 24 avril 2026.
    Infos : quaidelaphoto.fr/evenement/exposition-the-beat-goes-on.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • C’est un rideau qui tombe sur une partie de l'histoire nocturne de Luxembourg-ville. Le Letz Boys, l'unique bar ouvertement « gay » du pays situé dans le quartier de la Gare, a définitivement fermé ses portes. La nouvelle, confirmée par le média Virgule, marque la disparition d'un « lieu de ralliement crucial » pour la communauté LGBTQ+. Le gérant de l'établissement ne cache pas son amertume face à la situation économique actuelle : « les charges sont devenues trop lourdes, et la fréquentation n'était plus suffisante pour maintenir l'équilibre », explique-t-il dans les colonnes du site d'information. Au-delà de la faillite commerciale, c'est l'aspect social qui inquiète les habitués. Une source proche du dossier souligne que « ce n'est pas juste un bar qui ferme, c'est un espace de liberté et de sécurité qui s'éteint ».

    Désormais, le Grand-Duché se retrouve sans lieu de nuit spécifiquement dédié à la communauté LGBTQ+, laissant un vide que les associations locales espèrent voir comblé rapidement par de nouveaux projets. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Halba Diouf conteste son exclusion

    transgenres

    Halba Diouf, sprinteuse transgenre de 23 ans, dénonce une discrimination de la Fédération française d’athlétisme (FFA). Bannie des compétitions féminines régionales depuis 2023 malgré un taux de testostérone inférieur à la moyenne cisgenre, elle vient de saisir la CNIL pour violation de données personnelles, rapporte Le Figaro.« La FFA me restreint parce que je suis une femme transgenre », a-t-elle déclaré à la barre en décembre 2025.

    Le tribunal de Paris a relaxé la fédération le 28 janvier 2026 pour application des règles World Athletics, mais son avocat Me Jean Boudot annonce appel : « c’est une immense déception (…) un règlement international trumpien inapplicable en France », apprend-on dans les pages du Monde. En tête des bilans nationaux (200 m : 22’’93), Diouf reproche à la FFA des tests génétiques illégaux et un harcèlement moral. La fédération quant à elle se dit « gardienne de l’équité sportive ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Borja Iglesias, attaquant espagnol du Celta Vigo, défie les préjugés. Dès 2020, lors du mouvement Black Lives Matter, il arbore un vernis noir aux ongles pour lutter contre le racisme. Mais il combat aussi l’homophobie : « le foot comme thérapie et défense de l’équité », déclare-t-il à l’UEFA. Il porte ce vernis pour soutenir la cause LGBT+ et contrer les insultes homophobes dans les stades. 
    Lors d’un récent match des propos homophobes fusent malgré ses déclarations hétérosexuelles explicites. Son club appelle alors les supporters à vernir leurs ongles en solidarité, déclenchant des milliers de messages haineux sur les réseaux. Pourtant, des milliers de fans jouent le jeu, transformant la polémique en raz-de-marée de soutien. Véritable ambassadeur, Iglesias prouve que le football peut changer les mentalités.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le ministre malaisien des Affaires religieuses, Zulkifli Hasan, a suscité l'indignation en liant orientation sexuelle et épuisement professionnel. Selon lui, les pressions au travail pourraient pousser certains hommes vers l'homosexualité, une affirmation dénuée de tout fondement scientifique. Interpellé sur la hausse des comportements dits « déviants », le ministre a déclaré : « le stress et la pression environnementale, notamment sur le lieu de travail, sont des facteurs contributifs ». Cette sortie intervient dans un pays où l'homosexualité reste criminalisée et passible de peines de prison. Les associations de défense des droits humains dénoncent une rhétorique « absurde » qui stigmatise davantage la communauté LGBTQ+ sous couvert de santé mentale quand la futilité du propos a généré un vent d’hilarité sur les réseaux sociaux.

    Julien Claudé-Pénégry
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