
La sensation du moment. Le tant attendu Becoming Karl Lagerfeld qui retrace la vie du créateur de mode vient de débouler depuis le 7 juin sur Disney+.
Étonnante, passionnante, grisante, fascinante de bout en bout, cette histoire retrace de manière fictionnelle l’existence de celui qui, par son talent, son caractère, son imagination sans borne, s’est imposé comme la référence ultime. Un vertigineux plongeon dans le Paris des années 70 aux côtés d’icônes de la mode qui sont tour à tour alliés ou rivaux. On pénètre dans l’intimité de l’homme au catogan à travers un casting de haute voltige. Karl est interprété par Daniel Brühl, Arnaud Valois incarne Yves Saint Laurent, Alex Lutz campe Pierre Bergé quand Agnès Jaoui devient Gaby Aghion, la fondatrice de la marque de prêt-à-porter Chloé qui a fait accéder Karl Lagerfeld à la notoriété.
Dès le premier épisode, tout l’univers est planté. Déco magistrale, mise en scène léchée, jeu des acteurs prenant, on s’infiltre dans les arcanes d’un monde fait de rivalité, de trahisons et de passions. Entre ambition, talent, pression, plaisir et fougue d’une jeunesse éprise de renouveau, Becoming Karl Lagerfeld est une petite pépite à ne manquer sous aucun pretexte.

Oui, mais surtout il ne repassera plus ! C’est en effet ce que nous apprenons avec la surprenante confession de Marie-Clothilde et Lucienne. Dans une maison de campagne d’un petit village en 1946, elles avouent à Christian, le curé avoir tué accidentellement le facteur. Mais que faire ? Sans compter l’arrivée surprise d’Hélène, la sœur de Marie-Clothilde. 5 personnages, une succession de situations, des relations troubles, des rebondissements, des souvenirs de guerre qui ressurgissent, une tension palpable et grisante. Voilà ce qu’Etienne Fraday, l’auteur et metteur en scène de cette histoire qui a été nommée au Cyranos 2023 dans la catégorie « meilleur spectacle tout public » vous propose de découvrir du 26 juin au 20 juillet à La Folie Théâtre. On se laisse porter par l’incongruité des péripéties qui lient ce quintet. Cette comédie dramatique nous fait réfléchir sur où la conscience et l’intégrité de l’humain se manifestent en temps de guerre. Servi par des comédiens investis, ce vaudeville historique est juste captivant.


Simon Frankart, l’illustrateur et auteur du compte Instagram « petites luxures », récidive. Après le sujet de ces précédents titres, il revient avec en premier Lieu. Ce recueil illustre 50 témoignages de femmes et d’hommes qui se sont confiés sur les lieux de leurs premiers ébats. Pour ce faire, il est allé demander à ses lecteur.trices de se prêter au jeu en relatant en quelques lignes, ce moment qui marque la naissance de nos vies sensuelles et sexuelles. Il a pris ensuite le temps et la liberté de les illustrer en couleur, ce qui est aussi une grande première pour ce graphiste au trait minimaliste, filant et précis.
« Ce recueil est un autoportrait poétique d’une fidélité absolue », écrit Amélie Nothomb en commentaire de Chimères de Samuel Uson-Mazaudier. Quelle belle surprise que ces 50 poèmes qui sont autant de nuances de vie que ce jeune auteur de 25 ans, ancien doctorant en histoire culturelle, ayant planché sur Sheila, nous offre à travers des mots élégants et fluides. Une mise en abîmes autour de thèmes universels et intimes aussi disparates que nos peurs, nos amours, nos errances, nos mémoires, la liberté, nos engagements, la mort…
Il serait facile de résumer the Summer with Carmen à la plastique et au charme indolent de l’acteur Yorgos Tsiantoulas, que l’on peut voir sous toutes les coutures pendant plus d’une heure trente. Mais le film de Zacharias Mavroeidis a tellement d’autres atouts… A commencer par l’histoire d’amitié entre deux hommes gays aussi différents que possible, la montagne de muscles placide Demosthenes (Yorgos Tsiantoulas) et la crevette flamboyante Nikitas (Andreas Lampropoulos). Les deux compères se retrouvent régulièrement sur une plage pour travailler au projet du second, un scénario sur la vie amoureuse du premier et en particulier sur le fameux été où il s’est retrouvé à garder la chienne de son ex, Carmen.
Radical ! La réalisatrice britannique Rose Glass signe un second film coup de poing avec Love lies bleeding sorti en salle le 12 juin.
Youpi, c'est reparti ! Il se veut le plus « déglingo » des cabarets parisiens. Au milieu des strass et des trapèzes, la troupe propose une revisite loufoque de l’univers du music-hall. « Des chansons de bon goût, des danses endiablées, des tours de passe-passe, des attractions prodigieuses et des rebondissements improbables, servis par une petite bande d’artistes rares et aux talents multiples », nous propose le pitch. Ceux qui connaissent Denis D’Arcangelo (Madame Raymonde), Charlène Duval ou Régina de Chatonville approuvent, ceux qui ne connaissent pas hurleront des superlatifs à la fin du show !
Le département d'État américain émet rarement des alertes de sécurité « mondiale » à l'occasion de la Pride. Mais les États-Unis ont mis en garde contre un « risque accru » de terrorisme et de violence à l'encontre des LGBTQ pendant la saison des Fiertés. La montée des violences, les prises de positions gouvernementales et la recrudescence des actes lgbtphobes laissent à penser sans mentionner évènements spécifiques que la communauté peut être directement visées autant par les groupuscules néo-nazis que les djihadistes, selon le magazine Attitude.
Le parlement cantonal du Valais en Suisse a approuvé une nouvelle loi sur la santé qui comprend une interdiction des thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le projet de loi a été adopté par 106 voix contre 21. Les thérapies de conversion sont considérées comme « discriminatoires, cruelles, inhumaines et dégradantes par les Nations unies », a déclaré Mathias Reynard, chef du département de la santé du canton du Valais, relate le site s