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  • Dans Homo Virilus : la fabrique du mâle-être, la réalisatrice Maya-Anaïs Yataghène dissèque l’évolution du modèle masculin, de l’homo virilus dominateur à l’homme d’aujourd’hui confronté à l’égalité des genres. Ce documentaire de 52 minutes mêle archives historiques, témoignages intimes d’hommes de tous horizons et analyses d’experts – historiens, sociologues, psychiatres – pour explorer comment la virilité, jadis glorifiée comme pouvoir suprême, devient un diktat toxique.

    Critiques : un virilisme en crise
    Maya-Anaïs Yataghène retrace les origines : la Grande Guerre renverse les rôles, les femmes occupant les usines tandis que les hommes tombent au front, amorçant un lent déclin du patriarcat. Le film pointe la dangerosité du stéréotype viril : insensible, conquérant, chef de famille absolu. Des contemporains témoignent de leur libération face à cette pression, assumant sensibilité et partage des tâches. #MeToo et le procès de Mazan (2025) accélèrent le basculement, révélant que le violeur type est un « monsieur Tout-le-monde », pas un monstre. 

    Retour en force réactionnaire
    Pourtant, l’homo virilus ressurgit via influenceurs promouvant une virilité brute et politiques nostalgiques d’un âge d’or patriarcal. Pourfendeurs d’idées rétrogrades, ils se replient dans les concepts crasses du mâle tout-puissant.  Alice Evans (Stanford) alerte sur le fossé générationnel : jeunes femmes progressistes, hommes conservateurs. Le documentaire interroge : comment être homme en 2026 ? Plaidoyer pour un masculin humanisé, loin des fakes et du continuum violence-éducation. Maya-Anaïs Yataghène, ex-France 24 et professeure de déontologie, signe un essai percutant qui met le mâle à sa place.

    Homos Virilus, la fabrique du mâle-être 
    disponible sur la plateforme France.tv.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Une tragédie en alexandrins, voilà qui dénote et peut surprendre. Malgré tout, le spectateur est emporté dans ce drame entre un roi-père qui poursuit son prince de fils et l’amant de ce dernier. Quand la trame de l’histoire rejoint celle de l’Histoire (avec un grand H).

    Du 5 février au 8 mars au Théâtre de l’Epée de Bois, à la Cartoucherie du Bois de Vincennes.

    https://www.epeedebois.com.

    Bruno De
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  • Le nombre d'Américains LGBTQ+ sollicitant l'aide d'organisations canadiennes a bondi de 760% en huit mois, selon Rainbow Railroad, une association d'aide aux personnes persécutées. L'organisme a reçu 4 197 appelsen 2024, les États-Unis devenant pour la première fois la principale source de demandes. Cette flambée est directement liée à la réélection de Donald Trump et à la montée de la rhétorique anti-LGBTQ+. « La grande majorité des personnes, qui nous contactent, recherchent de l'aide parce qu'elles ont peur de continuer à vivre aux États-Unis », explique Latoya Nugent de Rainbow Railroad. La suppression de services spécialisés, dont des lignes d'assistance pour les jeunes, et plus de 600 projets de loi visant les droits LGBTQ+ alimentent le sentiment d'isolement et de peur. M. Nugent affirme que l'organisation est là pour « écouter et aider autant que possible » ceux qui cherchent sécurité et résilience. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules. 
    Le même jour, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a détaillé sur RTL des mesures imminentes contre l’« usage détourné » du protoxyde d’azote, « pour un usage euphorisant, comme une drogue ». Parmi elles : interdiction du port, transport et consommation sur la voie publique, fermeture des commerces indus et confiscation des voitures. « C’est une mesure législative à laquelle nous travaillons, qu’on va introduire les jours qui viennent », a-t-il annoncé. 
    Ces déclarations s’appuient sur une proposition de loi sénatoriale, à amender pour agir vite. En parallèle, des préfets, comme en Normandie ou Bouches-du-Rhône, interdisent déjà leur consommation festive sur la voie publique. Face à la flambée des hospitalisations neurologiques et accidents mortels, le gouvernement durcit le ton contre ce fléau des jeunes, troisième substance récréative après alcool et tabac. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Plusieurs étudiants de l’école Rubika, à Anzin près de Valenciennes, ont été violemment pris pour cible ces trois dernières semaines en raison de leur orientation sexuelle, relatent notamment La Voix du Nord. 
    Douze victimes ont été recensées, certaines avec jusqu’à six jours d’ITT, après des coups de poing et jets de projectiles qualifiés de « dégueulasses et totalement gratuits » par les étudiants. Parmi eux, Ilario, 25 ans, garde encore une cicatrice sous l’œil, trace d’une agression qu’il décrit comme l’un des plus grands traumatismes de sa vie. 
    Quatre suspects ont été interpellés, dont trois mineurs, soupçonnés d’au moins douze agressions. Face à cette vague de violences, la direction de Rubika a mis en place une cellule psychologique, des temps d’écoute avec un professionnel, des navettes et des cours de self-défense, afin de sécuriser les abords de l’école et de soutenir les étudiants choqués par ces attaques homophobes.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un homme de 28 ans, Illies B., a été condamné à huit ans de réclusion criminelle pour une série de guets-apens homophobes tendus à des hommes à Paris à l’automne 2022. Il attirait ses victimes via des applications de rencontre, les conduisait dans une cave du 18e arrondissement où il les frappait et les menaçait d’un couteau ou d’un hachoir pour leur voler leur téléphone, en les insultant notamment de « sale PD, voilà comment je vous traite ». 
    En première instance, il avait écopé de treize ans de prison, tout en niant la dimension homophobe de ses actes. En appel, il a finalement reconnu l’ensemble des faits, y compris les injures, une évolution que les avocats des victimes jugent « décisive » pour la reconnaissance du préjudice et des séquelles profondes laissées par ces agressions.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Bras de fer pour les LGBT japonais. La Haute Cour de Tokyo a jugé le 28 novembre que l'interdiction du mariage entre personnes de même sexe n'est pas inconstitutionnelle, une décision unique parmi les cours d'appel japonaises. La Cour estime que réserver le mariage à « un homme et une femme » reste « raisonnable » et que l'ouverture aux couples de même sexe relève d'un choix politique du Parlement, non d'une obligation constitutionnelle. Elle a rejeté la demande des huit plaignants.

    Ce jugement contraste avec les cinq autres hautes cours qui avaient reconnu une violation des droits. Il ralentit le mouvement LGBTQIA+ et maintient le Japon comme seul pays du G7 sans reconnaissance légale. Les plaignants ont saisi le mercredi 3 décembre la Cour suprême du pays, attendue pour un arrêt unifié d'ici 2026. L'issue du combat pour l'égalité des droits au Japon se jouera là.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Coup de tonnerre pour les fans de Boots. Malgré un succès critique (90% sur Rotten Tomatoes) et une audience solide de 23,4 millions de vues en trois semaines — dépassant des hits comme La Diplomate — Netflix ne renouvellera pas sa série queer militaire. Si la plateforme reste officiellement muette, les sources spécialisées pointent une pression politique inédite. Selon Variety et Puremedias, l'administration Trump et le Pentagone ont violemment fustigé le programme. Kingsley Wilson, porte-parole de la Défense, a déclaré dans Entertainment Weekly : « Netflix diffuse constamment des déchets woke et des inepties idéologiques. Nous ne transigerons pas sur nos normes pour satisfaire cet agenda. »

    Pour Les Numériques, ce retrait pourrait viser à apaiser les tensions avec Washington alors que Netflix lorgne sur le rachat de Warner. Sous l'impulsion du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, l'armée revendique un retour à une « éthique de guerriers », loin des thématiques LGBTQ portées par l'œuvre de Greg Cope White. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Santé publique France (SpF) tire la sonnette d'alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41% chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu'ils sont en recul chez les 25-49 ans. Cette hausse s'accompagne d'une circulation accrue des IST bactériennes et concerne particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP est très faible (environ 8 %), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est aggravée par des difficultés d'accès à la prévention, notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM, et touche également une part croissante de jeunes originaires d'Afrique subsaharienne.

    Malgré près de 910 000 tests VIH réalisés par des jeunes en 2023, « les outils de prévention ne parviennent pas à cibler efficacement les plus jeunes ». SpF appelle à une « mobilisation urgente et renouvelée ». Il est crucial de simplifier l'accès au dépistage, d'assurer la distribution de préservatifs gratuits, et d'adapter l'information aux réalités des jeunes. La lutte exige des actions « ciblées, confidentielles et ancrées dans les territoires les plus touchés » pour protéger cette génération. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Histoire de se tenir chaud entre hirsutes et potos, l’association organise deux afterworks :
    - mardi 3 février dès 18h au Canapé Queer (20 rue des Couples)
    - samedi 14 février dès 18h, apéro Grogn’Nounours au Café Grognon (2 avenue Léon Dacheux)
    Infos et adhésion à l’association : alsace.ours@gmail.com.

    Bruno De
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