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  • Le 24 novembre, la justice espagnole a rendu son verdict dans l'affaire du meurtre homophobe de Samuel Luiz, un aide-infirmier de 24 ans tué à La Corogne en juillet 2021. Quatre hommes ont été reconnus coupables, encourant des peines allant de 13 à 27 ans de prison. Leur agression a été déclenchée croyant qu’ils les filmait, alors qu'il était en vidéoconférence. Le procès a révélé la brutalité de l'attaque, qui a suscité une indignation nationale et des manifestations pour réclamer justice.

    Cette affaire montre la réalité des crimes homophobes en Espagne, où 364 actes haineux ont été signalés en 2023. Les associations LGBTQI+ saluent le verdict comme un progrès, tout en appelant à des mesures renforcées contre la haine. Samuel Luiz demeure un symbole de la lutte contre l'intolérance.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les centres antipoisons français tirent la sonnette d'alarme face à une augmentation inquiétante des intoxications aiguës liées à une drogue synthétique de plus en plus vapotée par les jeunes : le « Pète ton crâne » (PTC) aussi connue sous le nom de « Buddha Blue ». En 2023 et 2024, près de 200 cas ont été recensés, marquant une forte progression par rapport aux quelques dizaines observées entre 2019 et 2022.

    Cette substance, inodore et incolore, se consomme via des cigarettes électroniques et peut être achetée en quelques minutes via les réseaux sociaux, sans aucune vérification d'âge. Les effets de ce produit peuvent être jusqu'à 200 fois plus puissants que ceux du cannabis selon le site drogues-info-service, provoquant des hallucinations, des crises de paranoïa et des comportements autodestructeurs.

    Face à cette montée des cas, Véronique Massin, médecin conseiller technique du recteur de Paris, appelle sur BFMTV à la vigilance dans les établissements scolaires.

    « C'est difficile de détecter la consommation de PTC, car il n'y a pas d'odeur ni de couleur », souligne-t-elle. Les établissements sont encouragés à renforcer la prévention auprès des jeunes et du personnel éducatif pour identifier ces comportements à risque. Les effets secondaires graves, tels que des convulsions et des troubles de la conscience, soulignent l'urgence de la situation. Il est important de rappeler que toute possession de cette drogue constitue un délit, passible d'un an de prison.

    Les autorités appellent à une mobilisation collective pour sensibiliser et protéger les jeunes face à ce fléau grandissant.

    Franck Desbordes
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  • Le chanteur américain de R'n'B Khalid qui a sorti son dernier album Sincere en août, a annoncé son homosexualité le 23 novembre sur X. Cela fait suite à un outing orchestré par l'influenceur dominicain Hugo D Almonte. Après que ce dernier ait critiqué leur relation dans une série de tweets, Khalid a réagi avec humour en postant l'émoji du drapeau arc-en-ciel, déclarant : « eh voilà. On passe au sujet suivant s'il vous plaît lol ».

    Dans une déclaration au magazine culturel numérique Vulture, Almonte a affirmé que son intention n'était pas d'outer Khalid, mais de partager sa propre expérience. L’artiste de 26 ans, Khalid qui a exprimé son soutien à sa communauté de fans, a également affirmé : « soyons clairs, je n’ai pas honte de ma sexualité ! En réalité, ça ne regarde personne. Mais je suis O.K. avec moi-même ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le refuge parisien des Ours, le Bears’ Den expose jusqu’au 12 janvier 2025 Fétiche couleur, une exposition de dessins de Romain Darmon. Lors de sa précédente présentation, l’artiste s’était focalisé sur des œuvres en noir et rouge. Aujourd'hui, il utilise la couleur comme vecteur d'émotion. « Chaque teinte, qu'elle soit joyeuse ou mélancolique, souligne un désir ou une émotion souvent silencieuse », explique-t-il. Chaque nuance résonne comme un désir, une sensation, une envie. Et il les applique dans un monde où le véritable fétiche réside dans cette capacité à transmettre des émotions, rendant chaque interaction profondément significative. Le fétiche, loin d’être un sujet de jugement, est présenté comme une expérience pure et essentielle. Dans un univers où les pratiques intimes sont souvent taboues, s’engager dans les fétiches de l’autre devient un acte de confiance et un investissement émotionnel profond. Que ce soit en solo ou en groupe, chaque exploration fétichiste est une exploration, une célébration de l’intimité. La préparation, le temps et les objets utilisés renforcent cette connexion, offrant une excitation viscérale, loin de l’éphémère « plan cul ».

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L'homosexualité gagne du terrain parmi les jeunes femmes, selon une étude de l'Inserm initiée par l’ANRS, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale réalisée auprès de 30 000 personnes. Ce travail qui aborde l’évolution de la sexualité des Français révèle qu'une majorité des couples formés au lycée sont constitués de filles, témoignant d'une évolution significative des mentalités.

    En effet, 37,6 % des femmes de moins de 30 ans se déclarent aujourd'hui non strictement hétérosexuelles, un chiffre en forte augmentation. Cette tendance s'inscrit dans un contexte sociétal où l'acceptation des différentes orientations sexuelles s'accroît. Les jeunes générations semblent plus à l'aise pour explorer leur identité et affirmer leurs choix. Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial en offrant une plateforme de visibilité et de soutien, permettant ainsi aux jeunes femmes de s'exprimer librement sans crainte de jugement. Cette libération des mœurs est révélatrice d'un désir de vivre des relations authentiques, loin des normes traditionnelles. Les écoles et les familles doivent maintenant s'adapter à cette nouvelle réalité, favorisant un dialogue ouvert et inclusif.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le centre des archives LGBTQI+ de Paris est en ligne !

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    Toutes les infos collectées au sein de ce lieu d'héritage culturel et de protection du patrimoine LGBTQI+ en quelques clics. Une somme insoupçonnée de contenus vous y attend. Par curiosité, pour un projet spécifique ou une recherche précise, ce lieu regorge de nos faits et gestes, de nos écrits et voix, de nos genres et identités, de nos combats et de nos droits…  Les archives physiques regroupent les documents imprimés, les livres, les revues, les tracts, les correspondances, mais aussi les objets, les costumes, les banderoles, les pancartes de manifestations...

    Une adresse archiveslgbtqi.fr qui vous plongera au cœur de nos vies ! Indispensable.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Marseille : 1 an du centre, le bilan

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    Le centre LGBTQIA+ avait été ouvert en fanfare il y a déjà un an. Le moment est venu de faire un point sur les activités de ce lieu qui manquait à la cité phocéenne.

    En résumé et en chiffres, les résultats sont éloquents : 300 bénévoles, 100 activités par mois dans 3 espaces espaces et 50 permanences mensuelles pour accompagner et améliorer les conditions de vie de la communauté. Il suffit d’aller faire un tour sur l’agenda du site internet pour s’en apercevoir.

    https://centrelgbtqiamarseille.org

    Bruno De
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  • La cheffe de la police berlinoise, Barbara Slowik, a récemment émis une mise en garde préoccupante dans une interview au Berliner Zeitung, conseillant aux juifs portant une kippa et aux personnes homosexuelles d'être vigilants dans certaines rues de la capitale allemande. Bien qu'elle affirme qu'il n'existe pas de véritables zones interdites, elle reconnaît que des quartiers peuvent représenter un risque accru pour ces communautés.

    Cette alerte fait écho à la montée de l'inquiétude au sein de la communauté LGBT, notamment dans des zones où les gestes affectueux en public sont de plus en plus mal vus. Martin Hikel, le maire de Neukölln, avait déjà signalé une augmentation de la violence à l'égard des homosexuels, en identifiant souvent des agresseurs d'origine musulmane. L’alerte vient de Die Busche, un club emblématique de la scène gay berlinoise, qui mettait en garde contre l'impact potentiel de l'installation d'un centre pour réfugiés à proximité. La propriétaire a exprimé ses craintes concernant la montée des agressions, soulignant que la majorité des délinquants étaient des migrants. En réponse, les autorités ont défendu l'initiative par un « devoir humanitaire », soulevant ainsi des questions sur la sécurité et la coexistence dans la ville réputée pour sa tolérance et sa diversité.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après le succès de Tomber des nu(e)s au printemps, le photographe Marc Martin et le comédien Mathis Chevalier en remettent une couche pour les fêtes : Deuxième round ! Un nouveau livre et une exposition à Paris (jusqu’au 25 janvier à la Galerie Obsession). Dans leur combat contre le puritanisme ambiant, aujourd’hui les deux compères vont plus loin. Ils ont décidé de lâcher les chiens. Pisse-froids et pudibonds, ne franchissez pas la porte de cet opus-là.

    Effronté et résolument camp, Deuxième round est une invitation à poursuivre les aventures débridées de ces deux irréguliers haut en couleurs. Si le travail de Marc Martin est bien connu par les amateurs d’audaces en tout genre, la personnalité du jeune Mathis Chevalier (Lire notre interview), d’abord identifié comme hétéro, semble de plus en plus s’acoquiner avec l’underground. Plus léger que le premier (en termes de poids), ce second ouvrage n’est pas moins fourni de références subversives. Il se lit comme une suite logique à Tomber des nu(e)s et s’en détache totalement. L’expo, elle, grouille d’inédits (notamment des polaroids uniques de Mathis à poil proposés à la vente). Parmi les nouveaux clichés, ceux avec Yassin Chekkouh (Drag Race France, Emily in Paris) qui forme avec Mathis un duo aussi sexy que militant puisque Yassin Chekkouh qui s’engage contre la sérophobie en parlant publiquement de sa séropositivité s’affiche aujourd’hui dans les bras de Mathis Chevalier, plus queer et débridé que jamais. Ensemble ils font front pour faire bouger les lignes. Cette nouvelle exposition de Marc Martin à Paris va donc nous réchauffer (elle dure jusqu’au 25 janvier). Allez vous rincer les mirettes et y faire vos emplettes pour les fêtes. 

    Marc Martin/Mathis Chevalier - Deuxième round !

    L’exposition (gratuite) à la galerie Obsession du 11 décembre au 25 janvier 2025, du mardi au samedi de 14h à 19h.
    5, passage Charles Dallery 75011 Paris, tél :  01 48 06 00 22/06 75 91 54 13
    Attention ! La galerie Obsession ferme du 22 décembre au 2 janvier ! www.galerie-obsession.com

    Le livre (39€) aux éditions Agua (www.elagua.eu), sur le site de Marc Martin (www.marcmartin.paris) et à la librairie les Mots à la Bouche, à Paris.

    Franck Desbordes
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  • Mont-de-Marsan: ouverture du centre LGBT+

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    Sur la côte basque, il y avait un gros trou dans le maillage des centres LGBT+. Mont-de-Marsan vient le combler avec l’ouverture fin novembre de son centre.

    Il vient rejoindre ceux de Bayonne, Pau et Saint-Vincent-de-Tyrosse. L’antenne landaise des Bascos se veut notamment un lieu d’écoute, de prévention, d’accompagnement et de sensibilisation aux discriminations.

    Ainsi, deux permanences mensuelles vont être mises en place au 3 rue Maréchal Bosquet, en attendant d’autres activités culturelles, festives et sportives. Bon vent !

    facebook.com/CouleursLGBTQILandes

    Bruno De
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