Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Une découverte majeure relance l’espoir dans la lutte contre le VIH. Des chercheurs allemands ont identifié un anticorps à large spectre d’une efficacité inédite, capable de neutraliser près de 99 % des souches du VIH‑1.Issu de l’étude de 32 « contrôleurs d’élite » — ces patients capables de contenir naturellement le virus —, l’anticorps 04_A06 se distingue par son efficacité « exceptionnelle », selon VIH.org. Il cible une région clé du virus, le site de liaison au CD4, stable chez toutes les variantes. « Le 04_A06 présente une insertion unique d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une zone jusque‑là inaccessible », précisent les chercheurs dans Nature. Testé sur des modèles animaux, il a supprimé la charge virale pendant 28 jours après l’arrêt du traitement. Une version optimisée, le 04_A06LS, pourrait même prévenir l’infection avec plus de 93% d’efficacité. Un espoir concret vers un futur traitement durable contre le VIH.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Tout le monde connaît la citation de William Shakespeare dans Richard III « mon royaume pour un cheval » ! 

    Mais si Richard est trop petit, il montera sur un poney, voilà tout !

    Mon royaume pour un poney : une comédie burlesque sponsorisée par les meubles Mignois !

    Ils devaient être 40 sur scène avec Fabrice Lucchini en tête d'affiche, ils ne sont plus que 4 comédiens. La guinguette de bord de Marne a remplacé le champ de bataille et la salle du trône. On ajoute la directrice du théâtre nymphomane vers la ménopause (Denis d'Archangelo (Madame Raymonde), hilarant) et on arrive à Richard 1,5...

    De Philippe Vieux. Mise en scène de Gwen Aduh.

    Avec Andy Cocq, Christophe Fluder, Jean-Marie Lecoq ou Philippe Vieux, Miren Pradier, Matthieu Rozé, Denis d’Arcangelo en alternance avec Katia Tchenko.

    https://theatredelatoureiffel.com/spectacle/mon-royaume-pour-un-poney

    Bruno De
    Partager:

  • Les associations Mousse et Stop Homophobie ont déposé, le 29 décembre 2025, une plainte pénale auprès du procureur de la République de Paris visant la Société Générale. Elles accusent la banque d’avoir collecté illégalement des données sensibles, dont l’orientation sexuelle et l’appartenance à la communauté LGBTQ+, en violation du Code pénal (art. 226‑19) et du RGPD (art. 9), a confirmé SOS Homophobie.
    Selon L’Humanité et Le Canard enchaîné, un questionnaire de recrutement utilisé pour des postes en France et à l’étranger invitait les candidats à indiquer leur genre, leur identité de genre, leur groupe ethnique, leur orientation sexuelle ou même leur engagement politique. Autant de questions « sans lien direct avec l’emploi proposé » (C. trav., art. L. 1221‑6), susceptibles d’enfreindre le droit européen à la vie privée. Un salarié lyonnais qui avait dénoncé ces pratiques a été « muté, suspendu puis licencié », toujours selon Le Canard enchaîné. Pour Me Étienne Deshoulières, avocat des associations, « en démocratie, la vie privée n’est pas négociable : cette plainte vise à rappeler que le droit pénal et le RGPD protègent toutes les personnes contre de tels abus ».
    La Société Générale se défend. Elle affirme que les questions étaient facultatives et que « les données, anonymisées, ne sont consultables ni par les recruteurs ni par les managers », invoquant sa volonté de « promouvoir la diversité et l’inclusion ». FO Société Générale, tout en saluant cet objectif, appelle à « une transparence complète » sur la finalité, l’anonymisation et la durée de conservation des informations recueillies.
    Déjà condamnée en septembre 2025 pour discrimination liée à l’origine et au sexe, la banque voit une nouvelle fois sa politique de diversité interrogée. Les associations demandent désormais l’ouverture d’une enquête pour sécuriser les preuves et prévenir toute collecte future « intrusive ».

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • « Parce que le silence protège la violence », alerte Pavel Kunysz, Mr Bear Belgium 2026 et ex-coprésident de Prisme, la fédération wallonne LGBTQIA+. Les chiffres font froid dans le dos. Les agressions homophobes et transphobes explosent en Belgique avec une augmentation de +40% en trois ans selon Prisme, dopées par l’extrême droite décomplexée et les discours « anti-woke ». 
    À Liège, 22 cas en 18 mois selon les dires de la police ; l’Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et les discriminations et IEFH, (Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, ndlr) ont comptabilisé 45 dossiers d’agressions violentes en 2024, souvent des guet-apens menés via l’application de rencontres Grindr. Seulement 14% des victimes portent plainte, ce qui revient à conclure que pour 1 connue, 6 sont invisibles. Alors « combien de morts encore pour réagir ? », interpelle Kunysz, qui en profite pour réclamer des cellules de police LGBTQIA+ formées et des soutiens renforcés aux assos.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • À Beauvais, le premier centre LGBT+ de l’Oise a ouvert ses portes le 17 décembre, au cœur du quartier Saint‑Jean. « Un triple symbole : la détermination, la résistance et l’espoir », souligne Matthias Ott, délégué interministériel à la lutte contre la haine anti‑LGBT. Financé à hauteur de 50 000 € par la Dilcrah, ce lieu géré par le Samu social fédère associations et professionnels pour accueillir les personnes concernées. Malgré déjà des « commentaires haineux sous les articles », les initiateurs y voient la preuve qu’il « y en avait besoin dans l’Oise ». 
    Premier du département, le centre incarne une « volonté de lutter et de résister » face à la hausse des actes LGBTphobes (+10 % dans la région).

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Dans Homo Virilus : la fabrique du mâle-être, la réalisatrice Maya-Anaïs Yataghène dissèque l’évolution du modèle masculin, de l’homo virilus dominateur à l’homme d’aujourd’hui confronté à l’égalité des genres. Ce documentaire de 52 minutes mêle archives historiques, témoignages intimes d’hommes de tous horizons et analyses d’experts – historiens, sociologues, psychiatres – pour explorer comment la virilité, jadis glorifiée comme pouvoir suprême, devient un diktat toxique.

    Critiques : un virilisme en crise
    Maya-Anaïs Yataghène retrace les origines : la Grande Guerre renverse les rôles, les femmes occupant les usines tandis que les hommes tombent au front, amorçant un lent déclin du patriarcat. Le film pointe la dangerosité du stéréotype viril : insensible, conquérant, chef de famille absolu. Des contemporains témoignent de leur libération face à cette pression, assumant sensibilité et partage des tâches. #MeToo et le procès de Mazan (2025) accélèrent le basculement, révélant que le violeur type est un « monsieur Tout-le-monde », pas un monstre. 

    Retour en force réactionnaire
    Pourtant, l’homo virilus ressurgit via influenceurs promouvant une virilité brute et politiques nostalgiques d’un âge d’or patriarcal. Pourfendeurs d’idées rétrogrades, ils se replient dans les concepts crasses du mâle tout-puissant.  Alice Evans (Stanford) alerte sur le fossé générationnel : jeunes femmes progressistes, hommes conservateurs. Le documentaire interroge : comment être homme en 2026 ? Plaidoyer pour un masculin humanisé, loin des fakes et du continuum violence-éducation. Maya-Anaïs Yataghène, ex-France 24 et professeure de déontologie, signe un essai percutant qui met le mâle à sa place.

    Homos Virilus, la fabrique du mâle-être 
    disponible sur la plateforme France.tv.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • L’administration Trump est sans respect aucun. Trump a modifié le nom de Rachel Levine sur son portrait officiel en utilisant son ancien prénom, qualifiant cela d’« action mesquine ». Nommée en 2021 sous Biden, Levine fut la première personne transgenre à occuper un poste nécessitant la confirmation du Sénat et la plus haute fonctionnaire fédérale ouvertement transgenre, notamment à un poste dans l’uniforme. Après le retour de Trump en janvier, elle a été remplacée par le républicain Brian Christine, opposé à certains soins affirmant le genre. Récemment, son portrait au siège du ministère a été modifié pour retirer son prénom actuel.

    Le porte-parole du ministère, Andrew Nixon, a justifié ce changement en évoquant la nécessité de refléter « les normes scientifiques ». Levine a répliqué qu’elle restait concentrée sur la santé publique et l’équité, refusant de commenter ces actions de bas étages.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Tic-tac, tic-tac…Le Jeu de Paume rend hommage à l’ironie mordante et ma moquerie assumée de Martin Parr avec Global Warming, du 30 janvier au 24 mai 2026. Disparu début décembre à 73 ans, le photographe britannique continue de scruter nos dérives avec humour et lucidité. À travers 180 clichés, des débuts en noir et blanc aux flamboyances colorées, l’exposition retrace cinquante ans d’un regard caustique sur la société de consommation, le tourisme de masse ou la dépendance technologique. Ni moraliste ni militant, Parr saisit la banalité du monde moderne pour mieux en révéler l’absurdité. Plus qu’un regard esthétique, Global Warming est une invitation à agir, un cri d’alarme face à une réalité palpable qui nous échappe, née de choix quotidiens. Une rétrospective aussi drôle que tragique, miroir impitoyable de l’Anthropocène.
    Infos : www.jeudepaume.org.

    Crédit photo : Martin Parr

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Plusieurs étudiants de l’école Rubika, à Anzin près de Valenciennes, ont été violemment pris pour cible ces trois dernières semaines en raison de leur orientation sexuelle, relatent notamment La Voix du Nord. 
    Douze victimes ont été recensées, certaines avec jusqu’à six jours d’ITT, après des coups de poing et jets de projectiles qualifiés de « dégueulasses et totalement gratuits » par les étudiants. Parmi eux, Ilario, 25 ans, garde encore une cicatrice sous l’œil, trace d’une agression qu’il décrit comme l’un des plus grands traumatismes de sa vie. 
    Quatre suspects ont été interpellés, dont trois mineurs, soupçonnés d’au moins douze agressions. Face à cette vague de violences, la direction de Rubika a mis en place une cellule psychologique, des temps d’écoute avec un professionnel, des navettes et des cours de self-défense, afin de sécuriser les abords de l’école et de soutenir les étudiants choqués par ces attaques homophobes.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Une tragédie en alexandrins, voilà qui dénote et peut surprendre. Malgré tout, le spectateur est emporté dans ce drame entre un roi-père qui poursuit son prince de fils et l’amant de ce dernier. Quand la trame de l’histoire rejoint celle de l’Histoire (avec un grand H).

    Du 5 février au 8 mars au Théâtre de l’Epée de Bois, à la Cartoucherie du Bois de Vincennes.

    https://www.epeedebois.com.

    Bruno De
    Partager: