Les musiques électroniques intègrent le Patrimoine culturel immatériel français

Julien Claudé-Pénégry

Les musiques électroniques françaises rejoignent l’inventaire du Patrimoine culturel immatériel, première étape vers une inscription UNESCO. De la French Touch (Jean-Michel Jarre à Justice) aux ondes Martenot, ce courant, un temps diabolisé, est validé par la ministre de la culture Rachida Dati : « les musiques électroniques ont toute leur place dans notre Patrimoine immatériel national ». 
Emmanuel Macron avait soutenu l’idée en juin sur Radio FG : « Nous sommes les inventeurs de l’électro, on a cette french touch ! » Pour Tommy Vaudecrane, président de Technopol (organisateur de la Techno Parade, ndr), c’est « une étape historique » : « les premières larmes que j’ai versées pour la musique électronique, c’était sous les gaz lacrymogènes quand elle était diabolisée. La petite larme que je verse aujourd’hui, c’est la joie de voir nos musiques enfin inscrites au Patrimoine culturel » , explique-t-on dans les pages des Inrocks. 
RadioFG, acteur majeur de la musique électronique, salue un hommage aux pionniers comme Daft Punk ou Laurent Garnier, tandis que Clubbing.tv tempère : « cette reconnaissance symbolique doit s’accompagner de protections concrètes pour clubs et événements, face à la répression persistante et aux fermetures ». Cette avancée consacre un rayonnement mondial, tout en interrogeant sa transmission vivante. 

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