Dans Mon voisin le métalleux, publié chez Hana Collection, Mamita bouscule les idées reçues. Avec ses vêtements noirs et sa passion pour le métal, Sôshi pourrait paraître dur, alors qu’il est tout l’inverse. Ce manga montre qu’on peut être viril autrement.

Kento, étudiant sans argent, est aidé un soir par son voisin discret, toujours habillé de noir. Peu à peu, un lien se crée autour de repas partagés et de moments calmes qui en disent long. Le jeune homme, qui est gay, essaie de cacher ce qu’il ressent, tandis que Sôshi voit son quotidien changer : « c’est la première fois de ma vie qu’on s’approche pour m’écouter ».
Sôshi écoute du métal parce qu’il ne veut pas « parler aux autres ». On comprend qu’il a traversé des périodes difficiles, alors il se protège comme il peut. Le livre explique que chacun finit par se construire une carapace pour avancer malgré les malentendus. Même le silence peut devenir rassurant. Très vite, une question revient : « ça veut dire quoi, aimer ? »
Le manga joue sur l’écart entre ce que l’on voit et ce qui est vrai. Le dessin change selon les scènes : parfois réaliste, parfois plus exagéré pour renforcer l’humour. Et ça fonctionne. Les personnages prennent des poses presque cartoon, avec des proportions réduites et des expressions amplifiées que l’on apprécie. On sourit facilement et on a envie de suivre cette rencontre avec le métalleux.
Ce one-shot explore un univers rare dans le BL, celui du métal, qui apporte une atmosphère singulière à cette romance simple et touchante.
Mon Voisin le métalleux de Mamita Ed. Hana Collection à 4.95 euros.
Droits réservés : Mamita Ed. Hana Collection.
