Nouvelle Calédonie : meurtre d’une femme trans

Julien Claudé-Pénégry

À Nouméa, Joëlla, 45 ans, femme transgenre, a été tuée après avoir rouée de coups dans la nuit du 7 au 8 février dans le quartier isolé de Saint‑Quentin. Ce meurtre a été qualifié de « transféminicide » par plusieurs associations. Deux hommes de 19 et 24 ans, déjà connus pour des faits de vols, ont reconnu avoir porté « une quinzaine de coups de pied à la tête » de la victime et ont été mis en examen pour meurtre puis placés en détention provisoire. À l’arrivée des secours, le visage de Joëlla présentait un « enfoncement massif » et elle n’a pu être réanimée, a précisé le procureur de Nouméa. Une information judiciaire pour homicide volontaire afin d’établir notamment si le passage à l’acte est lié à son identité de genre. 
Passionnée de volley‑ball et figure engagée de la communauté locale, Joëlla laisse un archipel sous le choc. « Une atteinte majeure à la vie humaine », dénonce l’association La Tresse Nouvelle‑Calédonie, qui voit dans ce crime l’expression de « violences systémiques envers les personnes transgenres ». Rainbowlution Nouvelle‑Calédonie appelle à « renforcer la prévention, la sensibilisation et la protection des personnes LGBTQIA+ ». 

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