Julian : quand l'amour est plus fort que l'absence

Julien Claudé-Pénégry

Le 25 mars 2026, le premier long-métrage de la réalisatrice flamande Cato Kusters illuminera les écrans. Adapté du récit de Fleur Pierets, Julian transforme un deuil intime en un manifeste universel sur la mémoire et l'engagement.
 
Une odyssée romantique et politique
Le film prolonge le pacte radical scellé par Fleur Pierets et sa compagne Julian P. Boom : se marier dans chaque pays ayant légalisé l'union homosexuelle. Après quatre cérémonies, la maladie de Julian brise cet élan. Loin du mélo conventionnel, Cato Kusters explore l'urgence d'aimer et la puissance politique d'un baiser à la face du monde.

Un duo incandescent
La force du film repose sur l'alchimie entre Nina Meurisse, d'une détermination farouche, et Laurence Roothooft, lumineuse et hantant chaque plan. Les critiques saluent une interprétation "corps et âme", captant les moindres frémissements de la peau. Un tourbillon de sentiments qui vous griffe par sa beauté, son intensité, son expression. On vibre de cet amour éperdu pour l’autre… qui se métamorphose en un déchirant cri passionnel, un besoin compulsif de se souvenir, de faire perdurer l'être chéri.

Une mise en scène sensorielle
Refusant la narration linéaire, la réalisation mime le fonctionnement de la mémoire. Entre l'éclat des voyages passés et la pesanteur du présent, la photographie de Michel Rosendaal sublime la mélancolie de ce journal intime mis en images.
Julian puise sa force dans la confrontation rythmée et latente avec la douleur. C'est une expérience immersive rappelant que si la vie est fragile, l'engagement, lui, peut devenir immortel.
Julian de Cato Kusters, en salle le 25 mars

Partager:
PUB
PUB