A nos enfants
Vera, qui a combattu la dictature dans les années 70, s’occupe aujourd’hui à Rio d’un orphelinat pour enfants séropositifs. Sa fille, Tania, essaye depuis plusieurs mois, avec sa compagne, Vanessa, d’avoir un enfant par PMA. Entre elles deux, un fossé s’est creusé… Sortie DVD le 6 décembre 2022. Inclus de nombreux suppléments dont la pièce de théâtre originale.
Clara Sola
Dans un village reculé du Costa Rica, Clara, une femme de 40 ans renfermée sur elle-même, entreprend de se libérer des conventions religieuses et sociales répressives qui ont dominé sa vie, la menant à un éveil sexuel et spirituel.
Actuellement en DVD. Inclus de nombreux suppléments dont un court-métrage de la réalisatrice.
Un Tramway à Jérusalem
À Jérusalem, le tramway relie plusieurs quartiers, d’Est en Ouest, en enregistrant leur variété et leurs différences. Sur cette ligne, des moments de la vie quotidienne de quelques passagers, de brèves rencontres qui se produisent au fil du trajet et qui révèlent toute une mosaïque d’êtres humains.
Actuellement en DVD. Inclus un entretien exclusif avec le réalisateur.
Certains d’entre-nous fantasment encore sur le duo Tom Cruise-Brad Pitt dans le film de 1994, et surtout leur relation ambiguë. 28 ans plus tard, une nouvelle version du livre d’Anne Rice arrive sur le petit écran, et si on regarde le trailer, ça risque d’être chaud entre les deux vampires (
FranceTV Slash lance une série baptisée Chair tendre en 10 épisodes. Nous sommes invité.e.s à suivre Sasha, une adolescence presque majeure, intersexe qui oscille entre les genres alors qu'elle doit s'intégrer dans la nouvelle ville dans laquelle elle vient d'arrivée suite au changement de travail de son père. Mais pour y parvenir, elle doit combattre un mal invisible qui la meurtrit.
Peut-être avez-vous eu la chance de regarder les premières saisons de First Kill de Victoria Schwab et The Wilds de Sarah Streicher respectivement sur Netflix et Amazon Prime Vidéo avant que leur avenir ne soit avorté. En effet, ces deux programmes ont été ôtés des plateformes par manque d'audience. Bien dommage il faut l’avouer, car ces histoires permettaient de remettre un juste équilibre sur la visibilité lesbienne à l’écran face au carton plein de l’adaptation du manga Heartstopper.
On l’attendait tou.te.s, le fameux second remake américain de la série britannique Queer As Folk est enfin disponible sur la plateforme StarzPlay. Bonne ou fausse idée, chacun y mettra son grain de sel, mais ce qui est certain c’est que cette nouvelle version va bien plus loin que les deux premières en terme de diversité et d’inclusion. S’attaquer à ce phénomène aurait pu être contre-productif d’autant que les premières minutes nous plongent dans un inventaire à la Prévert des LGBTQI+. C’est sans compter sur un évènement tragique qui fait passer cet écueil au second plan. Résilience, reconstruction, traumatismes et racisme sont les clés de voûtes de cette histoire. Tout y passe mais en juste dose pour ne laisser personne sur le côté. C’est dans un rythme soutenu avec une bonne touche d’humour, de réflexion, d’humanité et de sexe à gogo que l’on se prend d’affection pour ces personnages. Dunn a sû mettre son militantisme au service d’un Queer As Folk qui ne dénature pas la création originale.
Cet automne, Bizarre, le Festival Queer, Communautés curieuses revient pour une troisième édition. Initié par À la folie et La Villette, ce rendez-vous a pour objectif de fédérer les artistes et les initiatives issu.es des communautés LGBTQIAP+. Pour cela pas moins de 18 évènements dans 3 lieux (le pavillon Villette, A la Folie et les studios de Tsugi Radio) répartis sur 8 jours, le temps de deux gros week-ends, du 13 au 23 octobre. Têtu ouvrira les hostilités, puis s’enchaineront rencontres, conférences et débats sur différents thématiques comme le Tattoo Day, le Queer Photo Day, le Bingo Drag, mais aussi une pléiade de soirées comme Mustang, Barbi(e)turix, Aïe, Spectrum ou encore VendrediX et un closing party surprise en mode 5 étoiles. De quoi ne pas vous ennuyer.
La grande messe coquine de l’érotisme illustré revient le 1er et le 2 octobre. Les organisateurs souhaitent faire «voler en éclat les carcans normatifs de la sexualité, les notions de genre, les injonctions et les complexes. Une vingtaine d’illustrateurs, des micro-éditeurs et des animations coquines sont au programme. 128 avenue de Saint Ouen, 75018 Paris.
15 ans d’existence pour le Festival Jerk Off. Ce rendez-vous annuel ne s’est jamais écarté de son ambition première : mettre en lumière la création artistique LGBTQIAP+. Bien entendu, véritable témoin des mutations de notre communauté, Jerk Off s’en est fait le miroir, en présentant des artistes engagés, en explorant des territoires émergeants, en poussant la jeunesse. Et quoi de mieux comme aux balbutiements de ce festival que de s’adresser à celleux qui sont le cœur des formes d’expressions. Par la richesse de la programmation, sa diversité, Jerk Off abat des murs, ouvre des perspectives, offre des horizons sans fin. Là où les codes disparaissent, de nouveaux formats naissent. En encourageant cette productivité, Jerk Off claque la porte aux conventions et donne à voir la beauté, le talent, l’énergie de nos communautés toujours avec bienveillance et plaisir. 7 lieux parsemés dans Paris et en bordure ; 15 jours de spectacles, performances, musique, photo, cirque, cinéma, danse, clubbing et 14 entités artistiques pour une multitudes de surprises. Jerk Off, c’est bien plus que de l’art, c’est une source d’inspiration.
Les DJs Manue G et Kamille Louis que vous connaissez bien pour vous déhancher sur les mix dans de nombreuses soirées, sont aussi unis sous l’entité KMK2. De ce mélange savoureux d’influences, de vibrations et d’engagements, ils signent leur premier clip sur le titre Rendez-nous nos caissons, sorti en 2021. Sur ce morceau entrainant, ils balancent une petite pépite visu-elle qui reprend les codes d’un gra-phisme épuré, mini-maliste puisant dans les images qui nous inondent l’esprit lors des grandes messes des journaux télévisés, des évènements relayés par les médias et les interventions politiciennes.
Pour ceux qui connaissent, la simple évocation de ce lieu au nord-est des Etats-Unis, résonne comme le paradis pour les gays. Et à n’en pas douter, on comprend dès les premières images pourquoi Fire Island jouit d’une telle réputation. Des beaux mecs, des soirées un peu partout, du sexe. Le décor est posé. On file aux antipodes du documentaire pour plonger dans une comédie romantique, légère et pleine de peps. On suit les vacances de Noah, un Américain d’origine asiatique, son meilleur ami et leur groupe d’amis qui débarquent comme chaque été chez leur copine lesbienne qui tient un gite, afin de profiter du bon temps. On peut trouver que les clichés s’accumulent mais le réalisateur Andrew Ahn joue chose rare la carte de la diversité et cela paie. En déconstruisant les stéréotypes, il rend l'histoire plus accessible. Sur Disney +.