
Sortie le 2 juillet en salles, les Amants astronautes de Marco Berger est une douceur solaire et subtile qui explore avec finesse les frontières du désir et de l’identité.
Au cœur d’un été argentin, le réalisateur, maître dans l’art de brouiller les pistes entre hétérosexualité et homosexualité, met en scène une rencontre d’amitié d’enfance entre Pedro, un jeune homme gay, et Maxi, soi-disant hétéro. Leur jeu de séduction, léger et plein d’humour, devient peu à peu une quête de vérité intérieure, un chemin vers l’acceptation.
Le réalisateur Berger, fidèle à ses thèmes de prédilection, mêle comédie romantique et réflexions sur la fluidité sexuelle, évitant tout manichéisme pour révéler la complexité des sentiments. La mise en scène épurée, sans artifices, capte la complicité palpable entre les deux acteurs, Lautaro Bettoni et Javier Oran, dont l’alchimie donne vie à cette histoire à la fois drôle, sexy et émouvante. Si la fin laisse un peu perplexe, avec une conclusion moins maîtrisée, l’ensemble reste un remarquable portrait de la tendresse masculine, portée par une narration sincère et sensible.
Un très agréable moment dans lequel Berger continue ainsi à déconstruire les normes sociales, offrant un film où le désir, la friendship et la vérité cohabitent en toute liberté. Un film à voir, qui confirme tout le talent de cet auteur engagé, à la fois militant et poétique.
Alors que son père a été salué par une Palme d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière au Festival de Cannes, Ayrin De Niro, fille de Robert De Niro, a annoncé son coming-out en tant que femme transgenre dans une interview au média Them.
La saison 2 d'Arcane impressionne par sa représentation inclusive et réaliste de l’amour lesbien, un exploit rare dans le paysage médiatique. La série, qui mêle fantasy et science-fiction, dépeint avec finesse une romance entre deux femmes, Vi et Caitlyn. Leur relation, longue, sincère et aboutie, est traitée avec respect, sans clichés ni paternalisme. La série ose même montrer une séparation temporaire, puis une relation de réconfort entre deux femmes, avant de revenir à leur amour principal, illustrant la complexité des sentiments et la diversité des parcours. La fin heureuse, avec elles vivant ensemble après les événements, marque une avancée notable, tout comme la représentation de deux femmes dans une relation amoureuse.
Kristen Stewart et Dylan Meyer se sont mariées le 20 avril à Los Angeles, dans une cérémonie intime au Casita Del Campo, un restaurant emblématique de Silver Lake. Discrète mais chaleureuse, la fête a rassemblé 170 proches, dont Ashley Benson.
Au musée d’Orsay, l’exposition L’art est dans la rue dévoile l’âge d’or de l’affiche illustrée grâce à plus de 140 pièces issues des collections de la BnF.
Jusqu'au 29 juin, Nantes célèbre la communau-té LGBTQIA+ dans toute sa diversité : 6 jours de cinéma et de découvertes, avec au programme : des films inédits, des invité.e.s, plusieurs séances de courts ou moyens métrages, des petites pépites des quatre coins du monde et quelques surprises cannoises, Queer Palm oblige… Tous les événements sont concentrés au cinéma le Quatorza (3 rue Corneille).
Plongez dans l’exposition électrisante Contre, mais tout contre à la galerie Obsession, où six jeunes photographes explorent le corps masculin sous des lumières inattendues et colorées.
L’objectif : faire découvrir l’évolution des clubs, de l’underground à la scène mainstream, via un parcours interactif. Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par une enseigne lumineuse et un videur emblématique, évoquant l’ambiance mythique des dancefloors. Plusieurs espaces thématiques retracent des lieux emblématiques comme le Studio 54, le Berghain, Hacienda ou le Palace, chacun doté d’expériences interactives.
Chroniqueuse à Quotidien, Ambre Chalumeau signe un premier roman nerveux, porté par une écriture incisive. Les Vivants raconte l’histoire d’une bande d’amis confrontée aux épreuves de la vie, entre illusions perdues et liens indéfectibles. Dans ce portrait générationnel, les émotions valsent et le regard affûté de l’autrice donne à ce texte un vrai charme.
Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un récit où l'honnêteté et l'irrévérence sont les maîtres mots. White se remémore ses escapades, passant des années 50 dans le Midwest aux nuits effrénées de New York. « Bien que j'aie un petit pénis… », écrit-il, inaugurant chaque souvenir par une confession aussi touchante que drôle. Le ton léger contraste avec la mélancolie qui imprègne ses réflexions sur une vie d'amours souvent éphémères et de désirs inassouvis. Les critiques anglophones s'accordent à saluer l'œuvre. John Irving décrit les mémoires comme un roman émouvant et drôle, tandis que Robert Jones, Jr. évoque un témoignage brut débordant de sagesse transgressive. À travers ces pages, White ne se contente pas de relater des anecdotes, il brosse un portrait indélébile de l'histoire queer américaine, naviguant entre le sexe transactionnel, les relations ouvertes et les combats de l'époque de Stonewall.