
« Parce que le silence protège la violence », alerte Pavel Kunysz, Mr Bear Belgium 2026 et ex-coprésident de Prisme, la fédération wallonne LGBTQIA+. Les chiffres font froid dans le dos. Les agressions homophobes et transphobes explosent en Belgique avec une augmentation de +40% en trois ans selon Prisme, dopées par l’extrême droite décomplexée et les discours « anti-woke ».
À Liège, 22 cas en 18 mois selon les dires de la police ; l’Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et les discriminations et IEFH, (Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, ndlr) ont comptabilisé 45 dossiers d’agressions violentes en 2024, souvent des guet-apens menés via l’application de rencontres Grindr. Seulement 14% des victimes portent plainte, ce qui revient à conclure que pour 1 connue, 6 sont invisibles. Alors « combien de morts encore pour réagir ? », interpelle Kunysz, qui en profite pour réclamer des cellules de police LGBTQIA+ formées et des soutiens renforcés aux assos.

Les associations Mousse et Stop Homophobie ont déposé, le 29 décembre 2025, une plainte pénale auprès du procureur de la République de Paris visant la Société Générale. Elles accusent la banque d’avoir collecté illégalement des données sensibles, dont l’orientation sexuelle et l’appartenance à la communauté LGBTQ+, en violation du Code pénal (art. 226‑19) et du RGPD (art. 9), a confirmé SOS Homophobie.
Plusieurs étudiants de l’école Rubika, à Anzin près de Valenciennes, ont été violemment pris pour cible ces trois dernières semaines en raison de leur orientation sexuelle, relatent notamment La Voix du Nord. 
Le nombre d'Américains LGBTQ+ sollicitant l'aide d'organisations canadiennes a bondi de 760% en huit mois, selon Rainbow Railroad, une association d'aide aux personnes persécutées. L'organisme a reçu 4 197 appelsen 2024, les États-Unis devenant pour la première fois la principale source de demandes. Cette flambée est directement liée à la réélection de Donald Trump et à la montée de la rhétorique anti-LGBTQ+. « La grande majorité des personnes, qui nous contactent, recherchent de l'aide parce qu'elles ont peur de continuer à vivre aux États-Unis », explique Latoya Nugent de Rainbow Railroad. La suppression de services spécialisés, dont des lignes d'assistance pour les jeunes, et plus de 600 projets de loi visant les droits LGBTQ+ alimentent le sentiment d'isolement et de peur. M. Nugent affirme que l'organisation est là pour « écouter et aider autant que possible » ceux qui cherchent sécurité et résilience. 
Bras de fer pour les LGBT japonais. La Haute Cour de Tokyo a jugé le 28 novembre que l'interdiction du mariage entre personnes de même sexe n'est pas inconstitutionnelle, une décision unique parmi les cours d'appel japonaises. La Cour estime que réserver le mariage à « un homme et une femme » reste « raisonnable » et que l'ouverture aux couples de même sexe relève d'un choix politique du Parlement, non d'une obligation constitutionnelle. Elle a rejeté la demande des huit plaignants.
La police a arrêté 208 personnes, dont 37 étrangers, début décembre lors d’un raid dans un spa de Kuala Lumpur soupçonné « d’activités entre personnes de même sexe », rapporte Bernama, l’agence de presse malaysienne. Faute de preuves, 171 citoyens ont été relâchés. « Nous ne voulons pas mener des raids qui n’aboutissent à aucune poursuite », a reconnu le chef de la police Fadil Marsus. Selon Jejaka, un seul individu reste détenu pour visa expiré. 
Une loi historique vient d’être adopté en Albanie rapporte le site d’actualité Balkan Insight interdisant toute forme de discrimination basée sur le sexe, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles. Désormais, la charge de la preuve dans les affaires de violence sexiste revient à l’agresseur, renforçant la protection des victimes. La nouvelle législation prévoit également un quota de genre pour garantir une représentation équilibrée : 30 à 50 % de femmes dans le parlement, le gouvernement, l’administration publique, la police, le service diplomatique et les conseils d’administration.
Après la fermeture du dernier bar lesbien à Shanghai en juin 2024, les autorités multiplient les mesures restrictives. Apple a cédé aux pressions chinoises en retirant de son App Store les applications de rencontre Blued et Finka, très populaires parmi les homosexuels chinois. Ces applications, développées en Chine, étaient parmi les plus utilisées, avec des dizaines de millions de téléchargements pour Blued. Ce retrait, effectué suite à un ordre de l’administration du cyberespace, marque une étape supplémentaire dans la censure des espaces LGBT+ locaux, déjà fragilisés par l’interdiction de Grindr en 2022 et la répression des romans Boy’s Love. Selon les experts, cette offensive s’inscrit dans une volonté du gouvernement chinois de promouvoir une image traditionnelle et nationaliste, tout en évitant toute influence étrangère. La communauté LGBT+ chinoise fait face à un climat de plus en plus hostile, où la visibilité et l’expression de leur identité sont sévèrement réprimées.
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse a déposé plainte le mardi 25 novembre contre le groupe d'extrême droite Jeunes d’Oc. En cause : le vandalisme de plusieurs drapeaux LGBT+, maculés de noir ou tagués « Stop Woke » le week-end dernier, notamment à la gare Sud de France. Revendiquées en vidéo par le groupuscule, ces actions ont suscité l'indignation de l'édile : « leur intolérance et leur haine doivent trouver une totale fermeté », a-t-il martelé. Alors qu'une enquête est ouverte pour dégradation de biens communs, les associations LGBT+, en émoi, réclament des sanctions rapides face à ces actes concertés.
L’Union européenne franchit une étape historique en matière de droits LGBT+. La Cour européenne de justice (CJUE) a statué le 25 novembre que tout mariage entre deux citoyens de même sexe, légalement contracté dans un pays membre, doit être reconnu par tous les États membres, même ceux qui interdisent encore le mariage pour tous. Cette décision, née du cas de deux Polonais mariés en Allemagne, affirme que le refus de transcrire leur union en Pologne, où la loi interdit et la Constitution protège l’union homme-femme, va à l’encontre du droit européen. Si la reconnaissance peut prendre différentes formes, elle doit rester équitable, sans discrimination basée sur l’orientation sexuelle. La CJUE n’oblige pas cependant les États à légaliser le mariage homosexuel, mais ouvre la voie à une harmonisation plus juste, pouvant potentiellement donner naissance à un PACS européen.
La République dominicaine franchit une étape historique en abolissant la criminalisation de l’homosexualité dans l’armée et la police.