Deux poids, deux mesures : illustration. Alors que la sécurité du Parc des princes n’avait pas réagi face aux chants homophobes lors du match PSG-OM, elle est intervenue contre une banderole féministe. L’incident est raconté par Alice Coffin, militante lesbienne féministe et conseilère EELV de Paris, sur X (ex Twitter) : « hier soir, nous étions avec Les Dégommeuses au Parc des Princes pour PSG-Lyon. Nous avons déployé une banderole en soutien à Jenni Hermoso et Kadidiatou Diani qui ont dénoncé des agressions sexuelles. S’en est suivie une riposte violente de la sécurité du PSG.» Sur la banderole, on pouvait lire « JENNI, KADI, ON VOUS CROIT' #SeAcabo » (« c'est terminé ») Jenni Hermoso est une internationale espagnole, victorieuse de la Coupe du Monde avec son équipe, qui a été embrassée de force par le président de la fédération espagnole à l’issue de la finale de Coupe du monde. Après des semaines de polémiques, ce dernier, qui n’a jamais reconnu sa faute, a fini par démissionner. Kadidiatou Dani est une internationale française qui a déposé plainte pour agression sexuelle contre l’ancien entraîneur de l’équipe féminine du PSG, le club où elle évoluait jusqu’à récemment. Sur la vidéo, on peut effectivement voir la sécurité du stade s’en prendre agressivement aux militantes. Les employés ont-ils fait du zèle? « Le chef de la sécurité qui est venu calmer ses troupes, hélas un peu tard, a reconnu que les modalités d’intervention relevaient d’un dysfonctionnement », poursuit Alice Coffin, avant de s’adresser au PSG : « PSG vous êtes manifestement beaucoup plus cool avec des chants homophobes qu’avec les « on vous croit » qu’on a scandés. »
Elles ont gagné la timbale de l’Eurovolley 2023 face à la Serbie : les « Sultanes du filet » ont remporté leur premier titre majeur dans une grande compétition. Victorieuses et surtout émancipées, elles ont reçus les félicitations du président, mais ont dû aussi supporter les insultes sexistes et homophobes des conservateurs de l’AKP, parti au pouvoir. Principale visée : la joueuse Ebrar Karakurt, ouvertement lesbienne et militante LGBTQI+. la télévision d’Etat a refusé de l’interviewer, tandis qu’un quotidien a demandé son renvoi, en vain, dénonçant son « style de vie contraire aux valeurs de la société turque ».