
Un climat de campagne empoisonné par l’homophobie à Valframbert, dans l’Orne. Conseiller municipal et candidat déclaré à la mairie en 2026, Marc Lorand Brionne, 53 ans, a saisi la justice après une série de courriers anonymes homophobes et de menaces de mort, dont une cartouche de chasse laissée dans sa boîte aux lettres, qu’il décrit comme « un nouveau seuil d’intimidation », rapportent STOP homophobie et France 3 Normandie.
Visé par des insultes de haute voltige : « on veut pas un maire PD », « tu n’es qu’un suceur de b*** », l’élu assume publiquement son homosexualité et refuse de se retirer : « je ne céderai ni à l’intimidation, ni aux pressions, ni aux tentatives de déstabilisation », affirme-t-il dans un communiqué.
Ces attaques, qui s’inscrivent dans une répétition de faits homophobes déjà subis par le candidat par le passé, ont suscité une large vague de soutien, d’élus locaux aux citoyens, rappelant que « ce sont des actes inacceptables dans notre société » et qu’ils « n’apportent pas de sérénité dans le débat public », souligne le maire d’Alençon, Joachim Pueyo, cité par France 3 Normandie.

Le tribunal correctionnel de Paris a tranché le 8 décembre 2025 : l’animateur guadeloupéen Éric Damaseau est reconnu coupable d’injures publiques homophobes. En cause, deux vidéos de sa chaîne La Pause Sans Filtre diffusées en 2022, où il qualifiait les personnes LGBT+ de « dépravées » ou de « malades ». L’audience, tenue en octobre dernier à la suite des plaintes de STOP homophobie, Mousse et ADHEOS, a mis en lumière la dangerosité de tels discours. Le polémiste est condamné à 2 000 euros d’amende et devra verser des dommages et intérêts aux associations. « Dans un territoire insulaire, ces discours ont un impact décuplé », souligne Me Étienne Deshoulières, avocat des parties civiles comme le précise STOP Homophobie. Ce jugement rappelle que la liberté d'expression ne permet pas la stigmatisation, particulièrement dans des Outre-mer où les violences LGBTphobes restent alarmantes.
Le Chili bascule radicalement. Avec l’arrivée de José Antonio Kast admirateur assumé de Pinochet et fils d'un ancien soldat de la Wehrmacht à la tête du Chili, le pays bifurque dans le groupe des nations gérées par l’extrême-droite. Et comme il faut s’y attendre, le monsieur a un programme qui s'appuie sur une ligne ultra-conservatrice et xénophobe. Contre le mariage pour tous, Kast considère la famille hétérosexuelle comme le seul « noyau de la société ». Il entend revenir sur les droits LGBTQIA+. 
Cette action judiciaire, menée notamment par la Californie, New York et le Massachusetts, vise à contester une série de directives et de projets de loi soutenus par l’ancien président, jugés contraires aux droits civiques. Les plaignants dénoncent une politique fédérale qui, selon eux, aurait cherché à restreindre l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection contre les discriminations pour les minorités de genre. Depuis son investiture, voilà déjà un an, Trump se livre à une guerre de sape et d’usure, multipliant les actions législatives à leur encontre. 
Située en banlieue de Nantes, la mairie de Rézé a adopté un plan d’action visant à augmenter l’inclusion des personnes LGBT+. Prévu sur 3 ans, il contient 24 actions, concernant notamment l’adaptation de l’environnement de travail (choix de tenue femme, homme ou neutre, bloc de toilettes neutres à chaque nouvelle construction), un effort sur les droits et la confidentialité des personnels LGBT +, ainsi que divers mesures de visibilité et de communication.
Le parlement a voté en deuxième lecture pour une proposition de loi visant à réparer la persécution des homosexuels entre 1942 et 1982. Malgré l’opposition de l’extrême-droite, l’Assemblée a restauré un texte mieux-disant par rapport à la version du Sénat, qui avait en refusé d’instaurer un système de réparations financières pour les victimes encore vivantes.
Soutenue par le groupe conservateur Liberty Counsel, elle voulait faire annuler les indemnisations à plus de 360 000 dollars qui lui avaient été ordonnées, et remettre en question l'arrêt historique Obergefell, qui a légalisé le mariage homosexuel sur tout le territoire américain. En refusant d’intervenir, la Cour conforte le cadre juridique actuel.
Ce succès marque une étape clé vers leur interdiction dans l’ensemble des pays membres, avec une réponse attendue avant le 17 mai 2026, Journée mondiale contre l’homophobie. La validité de la pétition oblige l'institution à agir, après deux ans de collecte. L'association, soutenue par plusieurs eurodéputés, sera reçue mi-décembre par la commissaire à l’Égalité, pour témoigner des victimes.
Une initiative indépendante, en partenariat avec l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès, réunissant de nombreux acteurs au sein d'un comité d'experts vient de lancer un outil dont l’objectif est d’évaluer les programmes des différents candidats quant à l’inclusion, l’égalité et les mesures proposées. Concrètement, l’Index analysera programmes, prises de position publiques et communication numérique des candidat·e·s. Un questionnaire thématique complétera l’enquête, qui concernera les plus grandes villes françaises. Un comité de pilotage garantira l’indépendance de cette démarche, dont les résultats seront dévoilés en février 2026, quelques semaines avant le premier tour des municipale. 
Un jeune Turkmène de 29 ans, ayant fui son pays après des mois d’emprisonnement, de viols et de torture, a vu sa demande de visa humanitaire refusé par la France. Craignant pour sa vie, il a témoigné de la sévère répression dans son pays, tenu par une dictature inféodée à la Russie depuis son indépendance. 
L’Assemblée législative de transition burkinabé a adopté à l’unanimité une réforme du Code des personnes et de la famille, rendant les pratiques homosexuelles passibles de deux à cinq ans de prison et d’amendes. Les étrangers reconnus coupables seront expulsés. Jusqu’ici, aucune législation spécifique ne sanctionnait l’homosexualité dans le pays, où la communauté LGBTQ+ vivait sous forte pression sociale. Cette mesure, soutenue par le pouvoir militaire d’Ibrahim Traoré, s’inscrit dans une stratégie de rejeter les influences occidentales et de renforcer le nationalisme. Elle risque d’accroître la marginalisation, la violence, et de fragiliser la lutte contre le VIH. La communauté internationale devrait dénoncer cette régression qui place le Burkina Faso parmi une trentaine de pays africains criminalisant ces relations.