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  • 2 hommes ont été découverts morts dans leur appartement. Leur décès remontait à plusieurs jours. L’autopsie a conclu à une consommation excessive de GHB et de 3 MMC. Selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y aurait pas eu d’intervention d’une ou plusieurs tierces personnes. En outre, 2 autres hommes ont fait de graves malaises, toujours à Bordeaux, quelques jours avant. Sans porter de jugement, nous ne saurions jamais trop conseiller de se rapprocher d’associations telles que Aides ou Enipse afin de connaître le « bon » usage, mais surtout comment se faire aider en cas d’addiction.

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  • +48% pour les cas de gonorrhée (chaude pisse) avec 70 881 cas, +34% pour les cas de syphilis avec 35 391 cas, +16% pour les cas de chlamydia avec 216.508 cas, selon le rapport annuel du Centre européen de contrôle de maladies qui couvre les 27 pays de l’Union européenne. Et le réel problème est que ces chiffres sont forcément sous-évalués puisqu’il ne s’agit que des cas dépistés, sachant que la plupart des IST ne provoquent pas de symptômes visibles et que l’on peut donc vivre plusieurs années avec une IST sans même le savoir.

    La faute, principalement, à un manque d’éducation sexuelle à l’école et tout au long de la vie (dire par exemple que l’on peut attraper une IST juste avec des caresses ou des baisers et pas seulement par la pénétration et la fellation), la faute à la stigmatisation stupide associée aux IST aussi, et à l’insuffisance de campagnes rappelant la nécessité de dépistages réguliers, même en l’absence de symptômes, dans tous les publics, hétéros et LGBTQ+.

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  • Enfin ! Les premières études officielles commencent à sortir et démontrent qu’il y aurait moins d’IST chez les personnes qui se protègent du VIH avec la PrEP et qui donc se font dépister très régulièrement pour les IST (et soigner immédiatement en cas de découverte). Ce sont les résultats récents d’une étude américaine incluant 755 hommes sous PrEP, de 18 à 28 ans.

    On a envie de dire que la chose paraît logique puisqu’en France, ce dépistage est obligatoire tous les 3 mois, mais les anti-PrEP argumentaient que la PrEP (avec donc très souvent la non-utilisation du préservatif) allait provoquer une explosion des IST. L’augmentation du nombre de cas d’IST a bien lieu, certes, mais ce n’est pas du côté des PrEPeurs qu’il faut forcément agir et communiquer prioritairement, mais plutôt auprès de celles et ceux qui utilisent le préservatif régulièrement sans jamais se faire dépister, auprès de celles et ceux qui vivent avec le VIH, qui n’utilisent plus le préservatif et ne se font pas dépister régulièrement, et auprès de celles et ceux qui ne se protègent pas du tout. Et pourquoi pas les convaincre d’utiliser la PrEP qui permet de casser les chaines de transmissions du VIH… et des IST donc.

    Source : Remaides

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  • Après la PrEP qui protège du VIH (avant et après l’exposition potentielle au virus), voici peut-être prochainement en France la PEP pour les IST (après l’exposition potentielle aux Infections Sexuellement Transmissibles).

    Doxy-PEP est le nom du protocole utilisant un antibiotique : la doxycycline, administrée après les rapports sexuels non protégés. Plusieurs études sont en cours ou ont déjà été menées dans le monde et ont permis de constater une baisse significative des infections aux IST.

    À San Francisco, l'une d'entre elles débutée en octobre 2022 met en évidence la réduction de moitié « des cas d’incidence de la syphilis précoce et de la chlamydia chez les hommes gays et bisexuels et les femmes transgenres »*. C’est un peu la « pilule du lendemain » pour les IST.

    Il reste toutefois des doutes à lever : celui de l’antibiorésistance potentielle sur le long terme. Et puis, la doxycycline est un antibiotique qui donne souvent des maux de ventre et dont nous ne connaissons pas les effets secondaires sur la flore intestinale sur le long cours en cas d’utilisation prolongée, notamment sur les bonnes bactéries qui peuplent nos intestins.

    Il n’en reste pas moins que cette PEP est déjà très largement utilisée en France, souvent de manière sauvage, sans suivi médical, avec des achats de médicaments sur le web ou entre amis, sans savoir ce que ces médicaments hors-circuit contiennent réellement. Il y a donc urgence à légiférer sur ce point.

    Source : doctissimo

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  • Bon nombre de personnes en transition ou transgenres peuvent se heurter à des praticien.nes mal informé.e.s ou hostiles. L’association Frangenre a donc créé un annuaire contributif répertoriant 3000 adresses de professionnels trans-friendly. Tous les secteurs sont détaillés, avec bien sûr en priorité ceux qui concernent la transition.

    Pour apporter sa pierre à l’édifice, c’est sur carte.fransgenre.fr/ajout. Et pour accéder à la liste, cela se fait uniquement par messagerie (https://fransgenre.fr avec un petit mot expliquant brièvement votre situation). Ca évite les mal intentionné.e.s.

    Bruno De
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  • Ce qui se passe dans nos établissements recevant du public reflète bien souvent les thèmes qui alimentent notre quotidien. Dans la droite ligne des mouvements Me Too ou Balance ton bar, au cœur d’une actualité marquée par la dénonciation de violences sexuelles et sexistes dans les mondes des média, du cinéma, de la politique… cette nouvelle donne sociétale et à travers elle la notion de consentement, impacte désormais nos établissements. A plusieurs reprises déjà, le SNEG & Co a été saisi de dossiers où des bars, des clubs ou encore des saunas ont fait l’objet d’enquêtes judiciaire et administrative faisant suite à un dépôt de plainte de clients dénonçant des attouchements ou des actes sexuels à leur insu, la pratique du chemsex et la potentielle perte de discernement qu’elle suppose venant s’ajouter à la complexité de la situation. Dans le contexte actuel de libération de la parole, celle d’un plaignant fait l’objet de toutes les attentions et l’exploitant mis en cause a bien du mal à faire entendre sa voix. Des fermetures administratives ont déjà été prononcées et les suites judiciaires sont encore attendues. Ainsi, désormais, dans un établissement de nuit ou dans un lieu de sexe, la fête ou l’excitation ne justifient pas de comportements envers d’autres personnes sans leur consentement. Avec son partenaire prévention l’Enipse, le SNEG & Co initie une campagne sur ce thème : deux visuels pour un même slogan et une version en anglais pour la clientèle touristique : « si ce n’est pas oui, c’est non. Sexe : jamais sans consentement ! » Cette campagne ne se veut pas moralisatrice, sa vocation consiste simplement à protéger les établissements face à un nouveau danger auxquels ils se trouvent maintenant exposés. 

    Bruno De
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  • Le jeune mais très actif Centre LGBTQIA+ marseillais s'est associé à l'équipe Santé & Recherche Communautaire du SESSTIM pour élaborer un questionnaire d'évaluation des besoins de santé des minorités sexuelles et de genre dans la cité phocéenne.

    Il vise à :

    - documenter les discriminations et les barrières d’accès aux services de santé vécues par les personnes LGBTQIA+ sur le territoire marseillais;

    - comprendre les attentes en matière de santé, au regard de l’ouverture d’un Centre communautaire à Marseille;

    - guider l’élaboration des réponses du Centre à ces besoins et attentes, en termes d’offre de santé in situ, d’accompagnement et d’orientation vers le droit commun.

    Ce questionnaire anonyme est disponible en version papier au Centre et sur https://centrelgbtqiamarseille.org/

    Bruno De
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  • L’Institut Pasteur a publié en janvier les résultats d’une étude prouvant que la mise en place d’une thérapie contre le VIH quatre semaines après l’infection permettrait dans certains cas à l’organisme de contrôler le virus sur le long terme à l’arrêt du traitement, ceci après plusieurs années de trithérapie. Le traitement précoce permettrait aux cellules immunitaires d’acquérir une mémoire efficace contre le VIH pour l’éliminer naturellement après l’arrêt du traitement. Attention, toutes les personnes vivant avec le VIH ne sont pas des « contrôleurs post-traitement », cela ne concerne même qu’une minorité de personnes à priori. Mais les résultats de cette étude permettent, encore une fois, d’insister sur le dépistage précoce en cas de doute ou de prise de risque, et sur le dépistage répété quand on a plusieurs partenaires sexuels dans le mois. Ces résultats seront aussi utiles pour le développement de nouvelles immunothérapies visant les cellules impliquées dans la rémission de l’infection par le VIH.

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  • C’est dans les tuyaux depuis bien longtemps à Marseille. La cité phocéenne doit accueillir une Halte Soins Addictions. Pour cela, onze nouveaux lieux en centre-ville ont été proposés, se réjouit Michel Bourrelly. Là où les détracteurs veulent y voir une salle de shoot propice à de la consommation légale de drogues, les soutiens précisent que « ce projet de santé publique (est) plébiscité par les acteurs de terrains, les professionnels du soin et du médico-social » comme le précise Michèle Rubirola, adjointe au maire.  Il faut préciser que ces lieux ne sont pas des salles de shoot mais des « salles de consommation à moindres risques » avec un suivi médical pour permettre aux personnes dans le besoin d’avoir une assistante et un accompagnement.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Et c’est la PrEP qui trinque ! Un infectiologue, Ingo Ochlast, vient d’alerter publiquement sur les ruptures de stocks de médicaments qui protègent contre le VIH (Truvada et génériques) et craint que le nombre d’infections reparte à la hausse. On ne sait pas si les pénuries touchent aussi les traitements des personnes qui vivent avec le VIH... En France, nous n’avons pas encore connu de vrais épisodes de rupture de stocks sur ce genre de médicaments, mais dans le doute, pour ceux qui vivent avec le VIH et qui ont la chance de prendre leur traitement 4 jours sur 7, vu qu’il est possible de renouveler son ordonnance tous les 30 jours, cela permet d’avoir à terme une boîte d’avance. Passez-vous l’info... au cas où.

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  • Depuis octobre 2023, sur tout le territoire dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat, les jeunes étudiant.e.s ont la possibilité de se faire vacciner contre le virus HPV, qui peut provoquer des condylomes (crêtes de coq) et des cancers à la gorge, à l’anus et au vagin ; ces derniers concernant aussi bien les hommes que les femmes pour ce qui est du cancer à la gorge et à l’anus. Hélas, malgré la dangerosité du HPV, seul.e.s 10% des étudiant.e.s de 5ème ont été vaccinés alors que le Ministère de la Santé s’était fixé un objectif raisonnable de 30%. Selon la SFCPCV (une société française spécialisée sur le sujet), « l’organisation administrative de cette campagne de vaccination serait un peu lourde et compliquée ». On peut aussi imaginer que les cours de sensibilisation à l’éducation sexuelle et aux IST ne soient pas correctement assurés partout, voire pas assurés du tout dans certains établissements comme les établissements privés catholiques… Dommage pour ces étudiant.e.s qui ne profitent ainsi pas d’une protection définitive contre le HPV.

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