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  • Une découverte majeure relance l’espoir dans la lutte contre le VIH. Des chercheurs allemands ont identifié un anticorps à large spectre d’une efficacité inédite, capable de neutraliser près de 99 % des souches du VIH‑1.Issu de l’étude de 32 « contrôleurs d’élite » — ces patients capables de contenir naturellement le virus —, l’anticorps 04_A06 se distingue par son efficacité « exceptionnelle », selon VIH.org. Il cible une région clé du virus, le site de liaison au CD4, stable chez toutes les variantes. « Le 04_A06 présente une insertion unique d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une zone jusque‑là inaccessible », précisent les chercheurs dans Nature. Testé sur des modèles animaux, il a supprimé la charge virale pendant 28 jours après l’arrêt du traitement. Une version optimisée, le 04_A06LS, pourrait même prévenir l’infection avec plus de 93% d’efficacité. Un espoir concret vers un futur traitement durable contre le VIH.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules. 
    Le même jour, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a détaillé sur RTL des mesures imminentes contre l’« usage détourné » du protoxyde d’azote, « pour un usage euphorisant, comme une drogue ». Parmi elles : interdiction du port, transport et consommation sur la voie publique, fermeture des commerces indus et confiscation des voitures. « C’est une mesure législative à laquelle nous travaillons, qu’on va introduire les jours qui viennent », a-t-il annoncé. 
    Ces déclarations s’appuient sur une proposition de loi sénatoriale, à amender pour agir vite. En parallèle, des préfets, comme en Normandie ou Bouches-du-Rhône, interdisent déjà leur consommation festive sur la voie publique. Face à la flambée des hospitalisations neurologiques et accidents mortels, le gouvernement durcit le ton contre ce fléau des jeunes, troisième substance récréative après alcool et tabac. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Santé publique France (SpF) tire la sonnette d'alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41% chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu'ils sont en recul chez les 25-49 ans. Cette hausse s'accompagne d'une circulation accrue des IST bactériennes et concerne particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP est très faible (environ 8 %), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est aggravée par des difficultés d'accès à la prévention, notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM, et touche également une part croissante de jeunes originaires d'Afrique subsaharienne.

    Malgré près de 910 000 tests VIH réalisés par des jeunes en 2023, « les outils de prévention ne parviennent pas à cibler efficacement les plus jeunes ». SpF appelle à une « mobilisation urgente et renouvelée ». Il est crucial de simplifier l'accès au dépistage, d'assurer la distribution de préservatifs gratuits, et d'adapter l'information aux réalités des jeunes. La lutte exige des actions « ciblées, confidentielles et ancrées dans les territoires les plus touchés » pour protéger cette génération. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Tribunal administratif de Paris a prononcé une « condamnation symbolique » de l'État pour son manquement prolongé à l'obligation d'organiser « au moins trois séances annuelles » d'Éducation à la sexualité (EVARS), en vigueur depuis 2001. Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal « constate que l’État a, jusqu’en février 2025, manqué à son obligation » et a jugé cette carence « une faute ». L'État a été condamné à verser l'euro symbolique réclamé. Les associations saluent une « victoire majeure » comme précisé dans le quotidien Le Monde, mais déplorent le rejet de leur demande d'injonction, car le tribunal a estimé que la publication des nouveaux programmes EVARS en février 2025 mettait fin au « comportement fautif ». Sarah Durocher du Planning Familial a souligné qu' « Il y a des générations entières qui n’ont pas pu en bénéficier ». Le ministère de l'Éducation nationale affirme que l'action engagée en 2025 « démontre la détermination de l’État à garantir pleinement ce droit essentiel ». Cependant, les associations restent « méfiantes » et exigent des mesures concrètes : un plan de formation national pour le personnel, des « financements dédiés, stables et suffisants » pour les partenaires, et le renforcement de la « coordination nationale de l’EVARS » tel qu’indiqué par un communiqué officiel du Planning Familial. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’association AIDES fait face à une « impasse budgétaire persistante ». Selon France Bleu et ICI Champagne-Ardenne, les antennes d'Amiens, Angers, Lorient, Perpignan et Reims sont menacées de fermeture pour concentrer les moyens là où « l’épidémie est dynamique ». 
    En parallèle, un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) vise 61 postes. Le directeur général, Marc Dixneuf, dénonce un « désengagement de l’État », citant le non-financement du Ségur de la santé et une coupe ministérielle de 600 000€. Au total, 2,1 millions d'euros manquent à l'appel. « Ces baisses de financement amènent pour la première fois à envisager une reprise de l’épidémie », s'alarme Romain Perrollaz (syndicat SUD Santé Sociaux). La direction assure que ces suppressions résultent d'une contrainte financière majeure imposée par les pouvoirs publics.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Santé publique France tire la sonnette d’alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41 % chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu’ils reculent chez les 25-49 ans.
    Cette hausse, qui s’accompagne d’une circulation accrue des IST bactériennes, touche particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP (prophylaxie) est très faible (environ 8%), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est accentuée par une difficulté d’accès aux dispositifs de prévention (notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM) et concerne également une part croissante de jeunes originaires d’Afrique subsaharienne.
    Malgré près de 910 000 tests VIH réalisés par des jeunes en 2023, ces chiffres indiquent que les outils de prévention ne parviennent pas à cibler efficacement les plus jeunes.
    Santé publique France appelle à une mobilisation urgente et renouvelée : il est crucial de simplifier l’accès au dépistage, d’assurer la distribution de préservatifs gratuits et d’adapter l’information aux réalités des jeunes. 
    La lutte contre le VIH exige des actions ciblées, confidentielles et ancrées dans les territoires les plus touchés pour protéger cette génération.

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  • Face aux constats préoccupants en matière de santé mentale des personnes LGBT+, l’ENIPSE déploie son 3ème Centre de Ressources en Santé Mentale (CeSaMe) avec le soutien de l’ARS PACA. Ce dispositif vise à améliorer le bien-être et la qualité de vie. Il prend en compte l’ensemble des parcours de vie et les contextes des personnes concernées.
    Il propose :
    un accueil bienveillant et inconditionnel des personnes concernées et de leur entourage
    un accompagnement vers des parcours de bien-être psychologique adaptés
    la mise à disposition de ressources et d’outils répondant aux besoins identifiés.
    Enipse intervient également auprès des partenaires du territoire afin de soutenir les situations complexes, renforcer les pratiques professionnelles et améliorer l’accueil des personnes LGBT+, à travers des actions de sensibilisation et d’appui.

    Bruno De
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  • Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.

    Bruno De
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  • Parce que la santé sexuelle est l’affaire de tous, L’ENIPSE propose tous les 1er et 3e mardis du mois de 18h à 21h des consultations gratuites et sans rendez-vous au sein du CeGIDD de l’Institut Fournier (5, rue Pierre au Lard, 75004).  
    Les équipes médicales seront présentes pour effectuer des dépistages complets (VIH, hépatites et IST), faire des prescriptions de la PrEP, procéder à un traitement d’urgence contre le VIH en cas de doutes ou de prises de risques et l’ensemble des vaccinations nécessaires. Il n’y a pas plus facile pour adopter ce réflexe santé. Tout est confidentiel et anonyme. Pas d’hésitation, courez-y !

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  • La surveillance épidémiologique 2024 en France vient d’être publiée par Santé publique France. Les résultats concluent à une stabilité des nouvelles infections au VIH, estimées à 5 100, après une hausse entre 2020 et 2023. 
    Le nombre de sérologies a atteint 8,5 millions, dont 20% sans ordonnance, avec un doublement du dépistage chez les jeunes après l’élargissement aux IST en septembre 2024. Malgré une forte couverture dans la cascade de soins (94% diagnostiqués, 96% sous traitement, 97% indétectables), l’incidence reste constante. La proportion de découvertes tardives demeure à 43%. La majorité des nouvelles infections concerne des personnes nées à l’étranger. 
    Concernant les IST bactériennes, les dépistages ont augmenté (+30%) avec 3,7 millions de tests. Les diagnostics de gonorrhée (+35%), Chlamydia (+13%) et syphilis (+12%) ont progressé, notamment chez les jeunes et les femmes. Ces données soulignent l’urgence de renforcer la prévention, notamment en zones ultramarines et Île-de-France.

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  • La surveillance épidémiologique 2024 en France vient d’être publiée par Santé publique France. Les résultats concluent à une stabilité des nouvelles infections à VIH, estimées à 5 100, après une hausse entre 2020 et 2023. Le nombre de sérologies a atteint 8,5 millions, dont 20% sans ordonnance, avec un doublement du dépistage chez les jeunes après l'élargissement aux IST en septembre 2024.

    Malgré une forte couverture dans la cascade de soins (94% diagnostiqués, 96% sous traitement, 97% indétectables), l’incidence reste constante. La proportion de découvertes tardives demeure à 43%. La majorité des nouvelles infections concerne des personnes nées à l’étranger. 
    Concernant les IST bactériennes, les dépistages ont augmenté (+30%) avec 3,7 millions de tests. Les diagnostics de gonorrhée (+35%), Chlamydia (+13%) et syphilis (+12%) ont progressé, notamment chez les jeunes et les femmes. Ces données soulignent l’urgence de renforcer la prévention sur l'ensemble du territoire, notamment en zones ultramarines et Île-de-France, zones qui ressortent comme plus fortement impactées.

    Julien Claudé-Pénégry
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