
Dans une annonce récente, Anne Souyris, sénatrice de Paris, a exprimé sa joie face à l'intégration des centres de santé sexuelle d'approche communautaire dans le droit commun. Cette décision est perçue comme un tournant majeur pour l'accès aux soins en matière de santé sexuelle, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
Les centres de santé sexuelle communautaires jouent un rôle fondamental dans la prévention et le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), tout en promouvant la santé reproductive. Souyris, ancienne adjointe au Maire de Paris chargée de la santé, a souligné que cette reconnaissance constitue une victoire pour la santé publique, permettant de répondre de manière adaptée aux besoins diversifiés des différentes populations. Ces établissements offrent des services de santé accessibles, sans jugement, dans un cadre inclusif, abordant ainsi des problématiques de précarité et d'exclusion.
L'intégration de ces centres dans le droit commun témoigne également de l'engagement de l'État à assurer un accès durable à des services de qualité, visant à diminuer le taux de transmission des IST. Cette avancée législative représente un pas significatif dans la politique de santé publique en France, marquant un progrès vers une plus grande justice sociale et une meilleure prise en charge des questions de santé sexuelle. Cela souligne l'importance d'adopter des approches inclusives et adaptées aux besoins spécifiques de chaque individu. Anne Souyris a également appelé à une mobilisation accrue des acteurs de la santé et des collectivités locales. Elle a insisté sur la nécessité d'un soutien financier et politique robuste pour garantir la pérennité de ces structures et sensibiliser davantage le public aux enjeux de la santé sexuelle.
Le constat est clair : il ne suffit pas de créer ces centres, il est impératif de les soutenir activement et de les faire connaître afin qu'ils puissent pleinement accomplir leur mission.



Santé publique France a publié le 26 novembre de nouveaux chiffres concernant l’épidémie de sida en France. On y apprend que plusieurs centaines de personnes sont diagnostiquées au stade sida chaque année en France : entre 2012 et 2023, le nombre de cas de sida observé est compris entre 800 et 900 cas par an en moyenne, avec un total estimé à 11 300 cas sur la totalité de la période. On y apprend aussi que 18% se savaient infectés mais n’avaient pas de traitement. Souvent, il s’agit de personnes nées à l'étranger qui sont arrivées en France sans accès aux soins appropriés entre la découverte de séropositivité au VIH et le développement du stade SIDA. Voilà de quoi répondre à ceux qui entendent supprimer l’Aide Médicale d’État (AME)…
Alors même que les jeunes sont très touchés par l’épidémie à VIH-sida et que le Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida (CRIPS) assure information et prévention auprès de ce public spécifique, la Région Ile-de-France a annoncé une baisse de 10% de ses subventions à cet organisme.



Le 15 décembre à 20h à la Madeleine en plein cœur de Bruxelles, ExÆquo l’association belge de lutte contre le VIH-sida organise un grand concert caritatif pour célébrer ses 30 ans de combat contre le virus et les discriminations liées à cette maladie. De nombreux artistes belges et suisses seront au rendez-vous, parmi lesquels on retrouve Mustii, Colt, Gustaph, Doowy, Essyla, Gabriel Seize, Marie Warnant, Karin Clerq, Alexandre Houard, Ladiva Live, Catherine D'oex, Nino Uncut, ou encore la chorale Sing Out Brussels.
Une étude récente publiée dans le New England Journal of Medicine indique que les greffés du rein séropositifs recevant des organes de donneurs également séropositifs ont des résultats dits de « sécurité » comparables à ceux qui reçoivent des organes de donneurs non séropositifs. Cette découverte soutient une proposition visant à assouplir les restrictions sur ces greffes, actuellement limitées à la recherche. Les chercheurs, dont l'une des auteurs, Christine Durand, affirment que cela pourrait permettre aux personnes vivant avec le VIH de devenir donneurs d'organes, améliorant ainsi l’équité dans le domaine de la transplantation. L'étude a examiné 198 patients et n’a montré aucune différence significative dans les taux de décès, de perte de greffon ou d'événements indésirables majeurs entre les deux groupes. 
L’association Vers Paris sans sida vient d’éditer six nouveaux guides de poches qui ont pour but d'accompagner les personnes LGBTQI+ fragilisées. Élaborés en co-construction avec les populations LGBTQI+ et les acteurs de terrain, ils sont à la fois didactiques, accessibles, ultra pratiques et complets et ont vocation à répondre à tous les aspects relatifs à la santé mentale des LGBTQI+. Chaque volume traite une thématique en apportant toutes les informations nécessaires.
La France progresse vers l'élimination des hépatites virales, bien que des défis subsistent. Dans un numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), le professeur Stanislas Pol souligne que l'amélioration du dépistage, notamment pour les populations vulnérables, est essentielle. L'OMS vise une élimination des hépatites d'ici 2030, mais la France peine à atteindre cet objectif. Le dépistage des hépatites C et B est crucial, en particulier dans les structures d'addictologie, où des taux élevés de positivité ont été observés.
Alors que la 9e édition du Mois sans tabac prendra fin le 30 novembre, invitant les fumeurs à s'abstenir de fumer pendant 30 jours, pourquoi ne pas se dire qu'on peut tenter d'arrêter de fumer les autres mois aussi ?