Un jugé fédéral américain vole au secours des mineurs trans. Le 20 juin, le juge Jay Moody a invalidé une loi de l’Arkansas qui interdisait aux mineurs de suivre un traitement pour leur transition de genre. Selon le juge, ce texte est contraire à la constitution, car il enfreint les droits des médecins et discrimine les personnes trans.
« Les preuves montrent que ces traitements interdits améliorent la santé mentale et le bien-être des patients et qu’en les bannissant, l’Etat sape les intérêts de ceux qu’il prétend défendre », a-t-il justifié. Outre l’Arkansas, une vingtaine d’autres Etats, dont la Floride ou le Texas, ont adopté des lois similaires. Espérons que la justice fédérale continuera à invalider ces lois de la honte.
Le Parlement européen a condamné les instructions données récemment par le gouvernement italien ultraconservateur à la mairie de Milan de ne plus enregistrer à l'état-civil des enfants de couples de même sexe. Les unions des couples de même sexe ont été légalisées en Italie en 2016, mais en laissant de côté le droit à l’adoption. Les décisions concernant les enfants sont prises au cas par cas par les tribunaux. Depuis son arrivée en 2022 au pouvoir, la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni a mis l’accent sur les valeurs familiales traditionnelles.
Le Président ougandais, sous la pression internationale, avait refusé de signer en l’état la proposition de loi anti-LGBT et la peine de mort pour homosexualité aggravée. Après avoir demandé une seconde lecture au Parlement, celle-ci a été définitivement votée. Les peines encourues sont lourdes. Être homosexuel n’est pas un crime comme il a été précisé. Mais c’est en faire la promotion et avoir des relations sexuelles est sévèrement condamné puisque la peine de mort peut être prononcée, bien que celle-ci n’est plus appliquée dans le pays depuis des années. L’homophobie bien prégnante dans la société va forcément avoir des répercussions sur la vie déjà fragile des personnes LGBT.