La chasse aux sorcières anti trans continue outre Atlantique. Malgré le véto du gouverneur, les deux assemblées de cet état du Midwest ont durci la législation : le texte interdit aux personnes transgenres d'utiliser les toilettes correspondant à leur genre, autorise les professeurs à refuser d'utiliser les pronoms préférés des personnes transgenres et oblige les établissements scolaires à notifier les parents lorsque des questions de sexualité humaine vont être abordées. En outre, la chirurgie est interdite, tout comme les bloqueurs de puberté et la thérapie hormonale pour les enfants de moins de 18 ans. La loi oblige les médecins à mettre fin au traitement de patients mineurs ayant déjà entamé un parcours de transition. Une dizaine d’Etats, dont l’Arizona, la Floride, l’Iowa, la Géorgie ou le Tennessee, ont déjà adopté des lois similaires, qui interdisent la transition de genre pour les mineurs.
Un peu partout au Canada entre 1968 et 2004, il y aurait eu selon le gouvernement fédéral environ une quarantaine de descentes policières dans des saunas et dans des boîtes de nuit LGBTQIAP+. La liste des « condamnations constituant des injustices historiques » est aujourd’hui élargie pour inclure une série de chefs d’accusation remontant jusqu’à 1892 et visant surtout la communauté LGBTQ et les femmes. Ces infractions n’étant plus inscrites dans ce code criminel, les personnes dites coupables de l’époque peuvent désormais demander que toute mention soit effacée de leur casier judiciaire.
Les jolies colonies de vacances que chante Pierre Perret ne l'ont pas été pour un jeune garçon trans de 12 ans qui s’est vu refuser l’accès du dortoir des garçons lors d’un séjour à la Montagne. La mère accuse la mairie de Puteaux de transphobie. Le prestataire choisi par la municipalité aurait affirmé vouloir respecter la non-mixité des couchages, obligeant donc le jeune homme à rester parmi les filles. Une situation ubuesque puisque l’enfant qui a entamé des procédures de transition et qui plus est, a changé de prénom à l’état civil. C’est l’incompréhensible ! La mairie va jusqu’à demander à la maman d’« outer » son fils auprès des autres parents du séjour. Après un refus, elle capitule. Les autres familles la soutiennent. Mais rien n'y fait, le petit n’aura pas la possibilité de rejoindre ses camarades. De ces vacances, le gamin en ressort « démoli ». Plusieurs plaintes au pénal contre des personnes morales et physiques vont être déposées, notamment pour discrimination. Sixtine, la maman, a aussi lancé une pétition en ligne « contre la transphobie et pour le respect des droits des enfants », une pétition et une démarche que Strobo soutient sans réserve.
La dernière sortie du souverain Pontife, François Ier sur son sentiment à l’égard de l’homosexualité et de l’homophobie a de quoi faire grincer des dents. Il a déclaré qu’« être homosexuel n’est pas un crime », avant d’ajouter par contre que l’orientation sexuelle elle, constitue à ses yeux « un pêché ». Et comme acte de repentance de préciser : « nous sommes tous des enfants de Dieu, et Dieu nous aime tous comme nous sommes », les homosexuels y compris. Les prises de position en demi-teinte sur le sujet du Pape sont coutumières. Cette parole réaffirme une fois de plus la doctrine de l’Eglise, il ne fallait pas s’attendre à un miracle. Lorsque l’on sait que 67 pays criminalisent encore l’homosexualité d’après l’association Human Trust Right, est-il nécessaire de faire de telles déclarations ?
Le parquet de Metz a ouvert une enquête contre X suite à l'annulation du concert de Bilal Hassani. Elle concerne une « menace de délit contre les personnes en raison de leur orientation sexuelle, de provocation à la haine ou à la violence contre une personne en raison de l’orientation sexuelle et de provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». Opposé au concert de Bilal Hassani, le collectif Lorraine Catholique avait crié à la « profanation ».